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Air Mauritius gère à sa façon la pénurie mondiale de pilotes

1 juin 2019 | PAR La rédaction | N°340
Face à la pénurie mondiale de pilotes, les petites compagnies doivent les séduire mais aussi les « cajoler » pour les garder. Ce n’est pas exactement ce que fait Air Mauritius à l’heure actuelle. © Stocklib/Panlop Suesamrit

Recherche pilotes désespérément ! C’est le cri d’alarme lancé par la plupart des compagnies aériennes. La hausse (+ 4,4 % par an) du trafic mondial aérien entraîne mécaniquement un besoin en avions neufs et en personnel. Selon le constructeur Boeing, il faudra deux fois plus de pilotes qu'aujourd'hui dans les deux prochaines décennies, soit 790 000 nouveaux pilotes, d'ici à 2038. 
En position de force, ces captains se savent recherchés et « cajolés ». Mais si la pénurie existe, les grandes compagnies dite de niveau 1, comme Air France, British Airways, Emirates, Qatar Airways et Singapore Airlines, n’ont aucun mal à trouver des pilotes. « Ce sont plutôt les compagnies aériennes de niveau 3 - les plus petites compagnies – comme Air Mauritius qui auront du mal à recruter des pilotes en raison de la hausse de la demande », souligne Jean-Michel Leprince, journaliste à Radio Canada.
Or, à Maurice, les conséquences de la vraie-fausse grève du 5 octobre 2017 continuent à se faire sentir. En plein conflit salarial sur la baisse de 25 % des salaires des nouvelles recrues et la réduction du nombre de jours de congés, une douzaine de pilotes ainsi qu’une vingtaine de membres du personnel navigant s’étaient portés pâles, occasionnant des annulations de vols en cascade et la grogne des voyageurs. Suite à ce mouvement d’humeur, trois pilotes avaient été licenciés. Deux d’entre eux ont réintégré leur poste après avoir présenté leurs excuses. L’unique pilote qui n’a pu rejoindre son cockpit est le Belge Patrick Hofman. Il a fait récemment la Une de la presse locale en devenant le premier Prohibited Immigrant (interdit de séjour) par les services d’immigration suite à une nouvelle législation qui a fait polémique… Depuis, on ne peut pas dire que le climat social soit des plus sereins du côté du Paille-en-queue. D’autant que d’autres pilotes de MK doivent être interrogés par la police suite à la grève de 2017. Bref, face à un marché mondial de l’offre de pilotes sous pression, ajou-té à des résultats catastrophiques (perte de 25,4 millions d'euros pour les neuf derniers mois clos au 31 décembre 2018), Air Mauritius est loin d’être sortie de la zone de turbulences. 

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