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Madagascar

Andry Rajoelina s’engage pour la croissance verte

10 avr 2019 | PAR La rédaction
L’engagement d’Andry Rajeolina en faveur de la reforestation, en mars dernier à Nairobi, lors du « One Planet Summit ». - Présidence de Madagascar
L’Île Rouge redeviendra-t-elle l’Île Verte ?

C’était en tout cas l’un des engagements majeurs du candidat Andry Rajoelina, lors des dernières présidentielles, dans le cadre de son programme électoral « Initiative pour l’émergence de Madagascar ». Deux mois après son élection, la reforestation est bel et bien au programme avec le lancement officiel le 2 mars dernier de la campagne nationale visant le reboisement chaque année de 40 000 hectares en plantant un minimum de 40 millions de jeunes pousses, grâce à la mobilisation de 6 millions de personnes (élèves, étudiants et militaires). Pour cela, 2,5 milliards d’ariary (620 millions d’euros) sont alloués au ministère de l’Environnement, complétés par un financement de 35 millions d’euros octroyé par la Banque mondiale et la Banque Africaine de Développement (BAD). 

Volontarisme politique

Érigée en cause commune, la campagne invite chaque citoyen à planter au minimum 10 plants par an que l’Etat fournira grâce à des pépinières installées dans les 22 régions du pays. C’est la première fois qu’on assiste à une véritable initiative nationale en la matière et qu’une politique environnementale claire est engagée, les programmes forestiers ayant toujours été jusque-là financés par des bailleurs de fonds. Un enjeu économique capitale pour la Grande Île quand on sait que depuis l’indépendance en 1960, le pays a perdu 45 % de ses forêts. Culture sur brûlis, charbonnage, coupe de bois de rose… la tendance s’est même accélérée ces dernières années, 2017 ayant connu un pic de déforestation sans précédent.

« Prise de conscience absolue »

Le 14 mars dernier, la venue d’ Andry Rajoelina au One Planet Summit, à Nairobi (Kenya), lui avait permis de dévoiler son ambitieux plan de reforestation et de réitérer son engagement environnemental lors de sa rencontre avec la diaspora malgache. En marge de l’événement, il avait pu échanger avec les présidents français et kényan Emmanuel Macron et Uhuru Kenyatta sur des questions de sécurité, d’environnement et d’agriculture. « Aujourd’hui, la prise de conscience est absolue, la volonté politique est plus que jamais présente et l’optimisme est là. Madagascar est prêt à s’engager dans le virage de la croissance verte », avait déclaré le président malgache, toujours à Nairobi, devant la quatrième Assemblée générale des Nations unies sur l’Environnement.
 

Des puces au secours des zébus
Dans le même ordre d’esprit, intervenant sur le volet sécuritaire, le candidat Andry Rajoelina avait promis de mettre fin à un autre fléau national, les vols de zébus, en recourant aux nouvelles technologies. C’est ainsi que depuis le 1er avril, des puces sont implantées dans chaque bovin. Grâce à ces implants électroniques ingérés dans l’estomac, l’animal peut être géolocalisé à tout moment en cas de vol. En 2017, pas moins de 30 000 zébus ont été volés malgré les opérations de contrôle et de répression parfois sanglantes engagées par la gendarmerie contre les « dahalo », les voleurs de zébus.

 

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