Edito

Monde

Au secours ! Nous devenons fous !

3 aoû 2021 | PAR Alain Foulon
Il est désormais urgent de produire un vaccin contre la schizophrénie et la paranoïa ambiantes. (Photo Stocklib/stevanovicigor).

C’est sans doute les effets d’une crise qui s’éternise et d’un climat anxiogène. Mais on a l’impression que nous avons atteint un niveau de déraison absolu et qu’on nous enferme dans une espèce de guerre de religion entre les pro et les anti vaccins.
On se déchaîne sur les réseaux sociaux sans même prendre le temps de lire les arguments des uns et des autres, on préfère s’invectiver. De leur côté, les GAFAM accomplissent avec célérité leur travail de censeurs. Si une vidéo, publiée sur Youtube par des scientifiques qui n’ont rien de farfelu, évoque des statistique montrant une surmortalité significative des jeunes dans les pays les ayant vaccinés massivement, elle est aussitôt retirée du réseau. Le débat n’est plus permis et ceux qui se posent simplement des questions sur cette vaccination des jeunes en bonne santé sont accusés d’être au mieux des égoïstes qui rejettent toute solidarité humaine, au pire des « dangers publics ». Le « pseudo philosophe » Michel Onfray va jusqu’à comparer ceux qui ne se vaccinent pas à des malades du Sida qui ont des rapports sexuels non protégés. Quand je parle de Michel Onfray comme d’un « pseudo philosophe », je pèse mes mots et il ne s’agit pas de polémiquer, mais le mot philosophe signifie quand même « ami de la sagesse » jusqu’à preuve du contraire. Ce « faux ami de la sagesse » a acquis une certaine notoriété dont il use sans retenue. Un vacciné tout autant qu’un non vacciné peuvent être des « dangers publics » s’ils ne prennent pas certaines précautions dans leurs relations sociales. En effet, on sait maintenant qu’un vacciné peut être contagieux. On sait aussi que l’immunité vaccinale est très réduite dans le temps. Par conséquent, il n’est pas stupide de craindre moins le contact avec un non vacciné qui a déjà été atteint par le SARS-CoV2 que celui d’un vacciné depuis huit mois. Tout simplement parce que l’immunité naturelle est nettement plus efficace et dure certainement plus longtemps même si nous n’avons pas assez de recul pour en connaître la durée exacte. Mais les cas de malades ayant été atteints une deuxième fois se révèlent extrêmement rares.
Tout cela devrait nous faire raison garder et nous faire accepter le fait que des parents s’interrogent sur le besoin de vacciner leurs enfants quand ils sont en parfaite santé. Mais dans le climat de folie actuel, on peut craindre qu’on n’en arrive à les vacciner sans accord parental. C’est d’ailleurs déjà le cas pour les plus de 16 ans.
 

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