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Comores

Azali Assoumani veut faire de l’archipel un pays émergent

1 juil 2019 | PAR La rédaction | N°341
C’est la quatrième fois que le colonel Azali devient chef de l’État comorien. ©Droits réservés

Azali Assoumani, 60 ans, a prêté serment, le 26 mai dernier, au stade Malouzini, à Moroni, comme président de l’Union des Comores. C’est la quatrième fois que le colonel Azali devient chef de l’État comorien. En 1999, en pleine instabilité politique et face à la sécession de l’île d’Anjouan, il prend le pouvoir à la tête d’un directoire militaire. Puis, il est élu président, lors d’élections libres, en 2002 et 2016. Sa réélection le 24 mars 2019, avec 59,05 % des suffrages exprimés, est contestée par les douze autres candidats qui dénoncent un « hold-up électoral ». Ils lui reprochent d’avoir modifié la constitution pour se maintenir au pouvoir jusqu’en 2029.
Mais pour le président Azali, ces remaniements constitutionnels visent à stabiliser le pays pour en faire un pays émergent à l’horizon 2030. « Le renouvellement, désormais possible du mandat présidentiel, dans le cadre de la présidence tournante, ainsi que la place des nouveaux gouverneurs, désormais partenaires de l’État central, sont des atouts majeurs pour assurer une gouvernance efficace et une continuité de l’action de l’État et du gouvernement », a-t-il déclaré devant plusieurs milliers de personnes dans le grand stade offert récemment par la Chine. 
Pour Azali Assoumani, le décollage économique devra passer par le développement de l’économie bleue, ou plutôt noire comme le pétrole si l’on en croit des extraits de son discours : « Vous avez sans doute entendu parler des perspectives pétrolières aux Comores, supposées abriter des réserves de gaz et du pétrole. C’est tant mieux pour notre pays. D’ores et déjà, de grands groupes s’intéressent à l’exploitation des énergies fossiles dans notre zone économique exclusive. » Une manne pétrolière qui reste à prouver et qui, en tous cas, n’est pas pour tout de suite.
Le président en est conscient et préfère dans l’immédiat se tourner vers les fonds de la diaspora : « Nous devons agir pour que les transferts de la diaspora servent l’économie du pays. » Ces fonds, estimés à près de 150 millions d’euros annuels par les Nations Unies, sont le plus souvent investis dans des cérémonies traditionnelles et dans les aides d’urgence aux familles. L’idée du président est de les orienter vers l’investissement productif grâce à une politique incitative. Reste à améliorer le climat de confiance et réformer les services bancaires et financiers du pays.

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