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Réunion

BioPainTrop vise la peinture antifouling bio

1 mar 2019 | PAR Ignace de Witte | N°337

Au bout de quelques minutes à peine dans l’eau, la coque d’un bateau est « contactée » par les bactéries. Celles-ci s’accumulent et forment au bout de quelques semaines un substrat favorable au développement d’algues, puis de coquillages. Les performances aérodynamiques de la coque diminuent et le bateau consomme plus de carburant. Pour enrayer le processus, on peut nettoyer régulièrement la coque de façon mécanique, mais c’est long et il faut sans cesse répéter l’opération. Les industriels ont donc développé une peinture spéciale, dite antifouling, qui contient des toxines (à base de cuivre, mercure, arsenic et étain) qui se libèrent lentement et empêchent la fixation de tout organisme vivant sur la coque. Cela permet d’espacer les carénages. Depuis 2016, les fabricants doivent présenter une étude d’impact afin d’obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM) en France et en Europe. Les produits trop toxiques pour l’environnement sont maintenant interdits. Mais il n’existe pas encore d’antifouling bio. C’est précisément l’objet des recherches PaintClean, EcoPaint et maintenant BioPainTrop : trouver des molécules issues des ressources marines au pouvoir biocide identique aux poisons chimiques utilisés actuellement. Le jeu en vaut la chandelle : le marché des peintures antifouling est estimé à 4 milliards d’euros par an !
Le projet BioPainTrop est aidé depuis ses débuts, c’est-à-dire une dizaine d’années, par vagues successives de 24 mois, 36 mois et 48 mois. Et il fait intervenir plusieurs laboratoires à La Réunion et dans l’Hexagone. Les recherches n’ont pas encore abouti à une formulation aussi efficace que les antifoulings du marché, mais les chercheurs s’accrochent.

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BioPainTrop vise la peinture antifouling bio

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