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Bonne année vocationnelle !

1 fév 2020 | PAR Bernard Alvin | N°347
Photo : Julien Catalan
Comment faire pour être meilleur dans son rôle d’accompagnateur de la vocation des autres, le métier que je pratique ? Il m’apparaît que le coach vocationnel doit être capable d’aller très loin dans la relation avec son client, ce qui le distingue au moins du psychanalyste censé garder de la distance avec son sujet.

Ma référence en matière d’accompagnement vocationnel est le coach sportif qui entre en communion complète avec l’individu ou l’équipe qu’il coache. Une relation émotionnelle qui laisse éclater des joies immenses lors de succès obtenus ensemble ! Dans le football, un entraîneur comme Zinédine Zidane semble avoir cette grande capacité à entrer en communion avec ses joueurs. 
Les plus grands coachs sportifs ne sont pas ceux qui s’agitent sur le bord du terrain, mais ceux qui sont capables d’entrer en communication profonde avec les personnes qu’ils animent. Le verbe « animer » est sans doute celui qu’il faut choisir pour parler du coach vocationnel. Littéralement, animer signifie mettre en mouvement l’âme des autres. Et cela ne peut se faire qu’à un niveau subtil et non pas dans la gesticulation. La communication forte comme la communion ne sont pas des choses qui se font dans le bruit ! Pour autant, elles provoquent de grandes vibrations en mettant en mouvement les uns et les autres. Dans les théories de l’information, on retrouve ce distingo entre le bruit jugé inefficace, à l’opposé de l’information subtile, efficace, en un mot intelligente !

Proximité relationnelle

À une certaine époque, on parlait de la « force tranquille » d’un candidat à la présidentielle qui se présentait comme celui qui impactait positivement et très puissamment les autres, sans hurler sans déclamer, sans s’agiter ! La vibration forte créée par une puissante communication entre deux êtres est de cette nature. En physique quantique, on va jusqu’à parler d’intrication entre deux particules. Je pense que lorsque le niveau vibratoire est très élevé, on passe en mode d’intrication. On voit cela chez les jumeaux qui sont capables de ressentir ce que leurs frères ou sœurs ressentent ou vivent au fond d’eux-mêmes.
Le secret est bien la proximité relationnelle, et quoi de mieux que l’amour pour rendre deux personnes hyper proches ? Dans le management vocationnel, cette capacité à permettre cette proximité est le moyen d’entrer en relation harmonieuse, communicante et là aussi efficace avec les autres. Une personne qui exprime son projet vocationnel est capable de convaincre bien des hommes !
Avec la vocation, on se situe à un niveau de profondeur plus élevé qu’avec les autres approches utilisées pour appréhender la réalité des autres, notamment pour évaluer les autres. Je prends souvent la métaphore des couches sédimentaires dans le sol pour évoquer la question de la profondeur de l’homme. Si on creuse un peu dans le sol, on trouvera l’humus accumulé au fil des siècles et aussi des roches classiques, caillouteuses. Si on fore plus profondément, on aura accès à d’autres couches moins banales, on pourra trouver du pétrole, du charbon, des minerais, des gemmes, voire des civilisations disparues ! Bref, en creusant toujours plus profond, on a toutes les chances d’avoir accès à plus de richesses !
Avec la vocation, cela fonctionne de la même façon. Si on creuse, au début on a accès aux intérêts, aux compétences, aux comportements ancrés de la personne, mais en allant plus profond, on aura les motivations de fond et les talents, et si on creuse toujours plus, on arrive sur la veine de la vocation. C’est pour cela que la vocation est très efficace mais aussi pour cela qu’elle est si difficile à atteindre et à mettre en œuvre. Mais difficile ne veut pas dire impossible !
Bonne année à tous et que vos ondes vocationnelles puissent illuminer votre vie tout au long de l’année 2020 ! 

Bernard Alvin
Il est à la tête de son propre cabinet, Bernard Alvin Conseil, fondé en 1995 et spécialisé dans l’accompagnement des hommes dans le domaine du développement des potentiels. Bernard Alvin a « coaché » ses premiers cadres et dirigeants dès 1991, faisant figure de pionnier avant que n’arrive la mode du coaching. Cherchant à aller plus loin, il fera émerger le concept de « management vocationnel » à partir de 2005. Il a pratiqué son métier en France métropolitaine, dans les DOM-TOM et dans plusieurs pays dans le monde, dont le Brésil. Il intervient en effet en français, en anglais et en portugais.
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