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BUDGET 2017 : Mi-figue, mi-raisin

9 juin 2017 | PAR Jean-Michel Durand
Pour beaucoup d'observateurs, le Grand argentier a fait preuve de prudence dans un contexte économique mondial incertain au plan économique et politique en Europe, au Moyen-Orient et aux États-unis. - Davidsen Arnachellum

Exercice annuel incontournable et très attendu, la présentation du dernier Budget a, encore une fois, pas dérogé à la règle. Était présent le gratin du (petit) monde économique, politique et diplomatique qui assisté, cette année, au premier exercice budgétaire de Pravind Jugnauth comme Premier ministre. En plus du maroquin de chef du gouvernement, il est également ministre des Finances.
Il a donc présenté le troisième Budget de son gouvernement, gouvernement qui semble assez impopulaire. Le climat était aussi particulier puisque la veille un jugement du centre d'arbitrage international de Singapour a condamné l'État mauricien a versé 130 millions de dollars au directeur de Betamax ! Bref, Pravind Jugnauth se savait attendu.
Et ce même si comme d'habitude, les diverses mesures annoncées ont été peu critiquées et ont même fait l'objet d'un satisfecit du secteur privé.

Arnaud Dalais, (à droite) le président de Business Mauritius - association indépendante qui regroupe 1 200 entreprises mauriciennes allant des PME aux plus grands groupes, a salué « un budget qui contient beaucoup de mesures positives pour stimuler tous les secteurs  de notre économie tout en privilégiant la recherche, la technologie de pointe et l'innovation ». - DR
Arnaud Dalais, (à droite), le président de Business Mauritius - association indépendante qui regroupe 1 200 entreprises mauriciennes allant des PME aux plus grands groupes, a salué « un budget qui contient beaucoup de mesures positives pour stimuler tous les secteurs  de notre économie tout en privilégiant la recherche, la technologie de pointe et l'innovation ». - DR
 

Pour beaucoup d'observateurs, le Grand argentier a fait preuve de prudence dans un contexte économique mondial incertain au plan économique et politique en Europe, au Moyen-Orient et aux États-unis. Son Budget s'appuie sur une prévision de croissance de 4,1 % pour cette année et sur un taux de change, un prix du pétrole et un faible taux d'intérêt plus ou moins stabilisés. Ses principales lignes directrices visent à encourager l’investissement et à redynamiser l’exportation. 

SOUTENIR LES SECTEURS TRADITIONNELS  

On dit que « quand le bâtiment va, tout va ». Le secteur de la construction, sous pression depuis des années, devrait profiter des grands Travaux publics prévus dont notamment celui du Métro Express.
Pour soutenir l'industrie, Pravind Jugnauth a indiqué que ses profits liées à l'exportation seront taxés à 3 % au lieu de 15 %. 
Et pour dynamiser le secteur pharmaceutique, il a lui accordé une exemption fiscale de 8 ans tout comme les nouvelles entreprises engagées dans les activités novatrices... 
Face aux pressions des pays de l'Union européenne et de  l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) qui menacent de placer Maurice sur la liste noire des paradis fiscaux, le ministre des Finances a assuré vouloir donné de la substance à ce secteur. Il a indiqué vouloir faciliter l’octroi de permis de travail pour les expatriés et attirer davantage d’investissements.

DE NOUVEAUX SECTEURS

« Afin de bâtir l’île Maurice de demain », le ministre des Finances a annoncé une série de mesures visant à booster l’innovation, la recherche et le développement, ainsi que la création de start-up. - Davidsen Arnachellum
« Afin de bâtir l’île Maurice de demain », le ministre des Finances a annoncé une série de mesures visant à booster l’innovation, la recherche et le développement, ainsi que la création de start-up. - Davidsen Arnachellum
 

Pour encourager la recherche, le développement, la création de produits et de services à haute valeur ajoutée, de nouveaux emplois et de nouvelles sources de revenus, le gouvernement va soutenir la recherche scientifique et académique pour promouvoir par exemple la programmation. Il s'agit de permettre l’accès du plus grand nombre à des formations pour profiter de la révolution numérique. Enfin des mesures d'équité sociales ont été décidées comme la création d'une taxe de solidarité de 5 % sur les revenus supérieurs à 3,5 millions de roupies par an (87 500 euros).
De plus a été décidé la création d’une Negative Income Tax qui permettra de soutenir financièrement 150 000 travailleurs à plein temps touchant moins de 10 000 roupies par mois (250 euros). 
 

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