Le billet

France

« CASSE TOI PAUVRE CON ! »

21 nov 2016 | PAR Alain Foulon


Ce n’est pas moi qui l’ai dit, mais Nicolas Sarkozy. C’était le 24 février 2008, au salon de l’agriculture, à Paris, alors qu’un visiteur refusait de serrer la main du président de la République. Huit ans plus tard, cette petite phrase, très élégante, qui a donné de la hauteur à la fonction présidentielle (je plaisante, bien sûr), résonne de nouveau alors que l’ex-président vient d’être éliminé des primaires et ne pourra donc pas faire son come-back à la tête de l’État. Un effet boomerang en quelque sorte… On pourrait même parler d’une justice immanente. Ce « casse toi pauvre con ! » de Nicolas Sarkozy a été vu par des millions d’internautes (https://www.ina.fr/video/3564474001003) et n’a pas vraiment contribué à grandir le « petit Nicolas » dont le manque de consistance idéologique nous est révélé dans « La Cause du peuple », le livre de Patrick Buisson. Sans parler d’un cynisme et d’une certaine forme d’amoralité qui ont culminé dans son comportement envers Mouammar Kadhafi. Il n’empêche que l’impressionnante énergie de l’ex-président arrivait encore à séduire une bonne frange de la droite. De ceux sans doute qui privilégient la forme par rapport au fond. D’ailleurs, on peut se demander s’il y a un fond chez Nicolas Sarkozy. Il s’agit plutôt d’un fonds de commerce électoral qui, cette fois, n’a pas pu attirer assez de clients et pourrait baisser définitivement son rideau.
 

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