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CES FEMMES QU’ON EMPOISONNE DEPUIS TRENTE ANS

7 sep 2018 | PAR La rédaction

Après les pilules de 3e et de 4e génération, le Médiator ou le Dépakine, c’est au tour de l’Androcur de faire l’objet d’une nouvelle crise du médicament. Prescrit depuis les années 80 par les laboratoires Bayer comme contraceptif ou traitement contre l’acné, l’Androcur présenterait des risques sérieux pour la santé en cas d'utilisation prolongée. L’Agence nationale de sécurité du médicament vient de créer un comité scientifique afin de réviser les recommandations relatives à sa prescription.
Ce progestatif prescrit pendant des années à des milliers de femmes est aujourd’hui accusé d’augmenter fortement le risque de méningiome, une tumeur cérébrale généralement bénigne mais qui peut occasionner de graves séquelles comme des troubles de la mémoire, de l’épilepsie ou une perte du goût et de l’odorat. Appartenant à la classe des antiandrogènes stéroïdiens, l’Androcur est notamment utilisé pour traiter le cancer de la prostate à un niveau avancé. L’Androcur et ses génériques bloquent les effets de la testostérone et sont régulièrement prescrits aux femmes souffrant d’un développement extrême de la pilosité, contre l’acné, l’endométriose ou en guise de contraception. Prescrit à 80% des femmes (57 000 en 2017, selon l’Assurance maladie), l’Androcur est aujourd’hui soupçonné de multiplier par 7 à 20 le risque de méningiome selon la durée du traitement.
Pour en savoir plus : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
 

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