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Christophe Rousseau, ingénieur Environnement à la Région : « Des tas de données qui améliorent notre connaissance »

1 nov 2018 | PAR La rédaction | N°334
« Quatre hydrophones enregistrent les niveaux de bruit sous-marin en continu », explique Christophe Rousseau. DR
Après une douzaine d’années passées sur le chantier du basculement de l’eau, Christophe Rousseau a rejoint l’équipe de la Région pour apporter ses compétences d’ingénieur à la NRL. Un chantier exceptionnel du point de vue du génie civil, avec l’avantage que celui-ci n’est pas enterré mais au contraire visible aux yeux du grand public !

« Qu’il s’agisse du viaduc ou des digues, on a les mêmes problématiques chantier ; pour les principales : matières en suspension dans l’eau et bruit », explique Christophe Rousseau, ingénieur Environnement NRL à la Direction générale des grands chantiers transports-déplacements. Concernant les mammifères marins, une thèse universitaire va démarrer pour permettre un partage d’expériences sur d’autres chantiers de type NRL au niveau national. « On récupère notamment toutes les données acoustiques, pour les analyser. À ce titre, on dispose de quatre hydrophones installés à 750 mètres du chantier et à 15 mètres de profondeur, qui enregistrent les niveaux de bruit sous-marin en continu. »
Les données sont collectées par NortekMed* et mises à disposition en temps réel sur un site dédié. « Par exemple, on sait que tel jour à telle heure, il y a des dauphins à proximité du chantier. C’est un point commun entre le chantier de la NRL et celui du basculement de l’eau : on récolte des tas de données qui améliorent notre connaissance de la faune et la flore de l’île. » En termes de bruit, le chantier ne doit jamais dépasser le seuil de 160 décibels mesurés à 750 mètres du chantier. En règle générale, les niveaux sont inférieurs.

NortekMed : filiale de la société norvégienne Nortek connue pour la conception et la production de courantomètres Doppler et de systèmes de mesure de la houle. 

Robin Rochecouste
La prise en compte des impacts sur l’environnement, quelque chose qu’il n’a vu nulle part ailleurs

Robin Rochecouste, chargé d’opération NRL, a suivi des études d’ingénieur bâtiment et énergie à La Réunion et à Pau. Il est spécialisé dans le calcul de structure pour les ponts et les bâtiments de grande hauteur. Il a commencé sa carrière professionnelle à Paris, dans une société spécialisée dans l’achat, la réhabilitation et la revente immobilière. Actuellement, il travaille sur la NRL, ce qui le rapproche de sa spécialité puisque la NRL aura le plus long viaduc en mer de France ! Mais ce qui le surprend le plus sur ce chantier exceptionnel, c’est la prise en compte des impacts sur l’environnement, quelque chose qu’il n’a vu nulle part ailleurs. 
Il a en effet la chance d’avoir visité quelques grands chantiers, comme par exemple le pont qui relie Hong-Kong à Macau, et il peut comparer. De façon plus précise, Robin Rochecouste supervise, pour la Région, les mesures de protection de l’environnement mises en œuvre sur le chantier de la NRL et il rédige des rapports réguliers qui sont ensuite transmis aux services de l’État : « Nous disposons de plusieurs prestataires, qui sont nos yeux et nos oreilles sur le chantier, même sous l’eau, et nous effectuons également des visites de terrain. » Sa mission ne se limite pas à la phase « chantier » mais se prolongera en phase « exploitation » de la NRL.
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