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Comment « décarboner » la Chine, les USA ou l'Afrique du Sud d'ici à 2050 ?

3 mai 2014 | PAR AFP
À quelles conditions un pays peut parvenir, à l'horizon 2050, à plus ou moins 2 tonnes de GES par habitant et par an ? - Stocklib © ramzi hachicho
Un exercice inédit de simulation de transition énergétique a été lancé dans 15 des pays les plus pollueurs et les résultats seront transmis à Ban Ki-moon avant son grand sommet de septembre sur le climat.

 

L'ambition de cette initiative est d'aider la communauté internationale à progresser dans la lutte contre le changement climatique. La mobilisation, très insuffisante aujourd'hui, doit monter en puissance d'ici la conférence de Paris fin 2015.
À cette date, la communauté internationale s'est donné comme objectif de parvenir à l'accord le plus ambitieux jamais conclu sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) à l'horizon 2025 ou 2030.
Le Deep Decarbonization Pathways Project (DDPP), lancé par l'Institut du développement durable (Iddri) et le Sustainable development solutions network (créé par l'ONU) en coopération avec l'Agence internationale de l'énergie (AIE), mobilise 30 institutions dans 15 pays représentant 75% des émissions totales de GES. Il s'agit de l'Afrique du Sud, de l'Australie, de l'Allemagne, du Brésil, du Canada, de la Chine,
de la Corée du Sud, de la France, des USA, de l'Inde, de l'Indonésie, du Japon, du Mexique, du Royaume-Uni et de la Russie.
Les chercheurs doivent répondre à la question : à quelles conditions tel ou tel pays peut parvenir, à l'horizon 2050, à plus ou moins 2 tonnes de GES par habitant et par an ?
Cette moyenne permettrait de contenir le réchauffement à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, l'objectif que s'est fixé la communauté internationale.
Il s'agit alors de préciser les modalités de cette transition énergétique comme les changements techniques, le style de production, ou les modes de consommation, ainsi que les contraintes et obstacles rencontrés par chaque pays.
En 2010, un Américain émettait un peu de plus de 17 tonnes de CO2 par an, un Chinois plus de 6 tonnes, un Français 5,7 et un Indien, 1,6.
L'idée est « de faire réfléchir chaque pays à sa trajectoire de décarbonation » et ancrer les négociations sur le climat dans « une logique à long terme »,  a expliqué Laurence Tubiana, présidente de l'Iddri.
En présentant les scenarii « les plus ambitieux possibles », ce projet pourrait aussi aider à tirer vers le haut les ambitions des différents pays en matière de réduction ou limitation d'émissions de GES. Même si, précise Laurence Tubiana, ce projet relève de la « recherche » et « n'est pas destiné à préparer les soumissions des pays » dans le cadre des négociations climat, « les résultats préliminaires seront communiqués avant le sommet de Ban Ki-moon (secrétaire général de l'ONU) en septembre à New York » sur le climat.
Le rapport final sera lui transmis courant 2015 à la présidence française de la conférence de Paris.

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