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Océan Indien

Comment profiter des nouvelles routes de la soie

1 sep 2017 | PAR La rédaction | N°322
Lynda Lee-Mow-Sim, conseillère régionale, déléguée aux relations internationales avec l’Inde, la Chine et l’Australie, s’est exprimée au nom de la Région Réunion, partenaire du Forum. Guillaume Foulon
À l’initiative de l’ACCR (Association des commerçants, chefs d’entreprise et cadres chinois de La Réunion), présidée par Alex How-Choong, un Forum Chine-Réunion a permis de mieux comprendre l’initiative « une ceinture et une route ».

Plus poétiquement, on parle aussi des « nouvelles routes de la soie » pour cette initiative lancée par le président chinois Wi Jingpin en 2013. Une référence à l’antique route de la soie qui reliait l’Empire du milieu à l’Europe et qui, bien au-delà de la soie, a permis de développer les échanges commerciaux. On parle de 1 400 milliards de dollars d’investissements et, cette fois, l’Afrique est partie prenante et notre région de l’océan Indien se révèle stratégique pour ces nouveaux enjeux géopolitiques. L’ACCR (Association des commerçants, chefs d’entreprise et cadres chinois de La Réunion), qui fête ses 100 ans en 2017, a voulu marquer le coup, à l’occasion des festivités de « Guan di », en organisant un forum Chine-Réunion pour mieux comprendre les enjeux et, surtout, identifier des opportunités pour La Réunion et l’océan Indien. Organisé le 8 août dernier, ce qui fait un double 8, chiffre particulièrement prisé des Chinois qui lui attribuent bonheur et fortune, ce forum a accueilli du beau monde en provenance de France métropolitaine et a attiré de nombreux acteurs économiques de La Réunion. On peut citer la participation de Gao Yuan Yuan, ministre conseillère en charge des Affaires économiques et commerciales près l’ambassade de Chine en France, Sun Xueqing, directeur général du département de l’Afrique-Asie de l’APCAE (Association du peuple chinois pour l’amitié avec les étrangers), Yan Jufen, délégué général en France du CCPIT et secrétaire général de la Chambre de commerce de Chine en France, Rémi Mathieu, professeur à l’université Paris VII – Diderot, directeur de recherche émérite au CNRS et Amédée Darga, ancien ministre mauricien et directeur de Straconsult. 

LE RENDEZ-VOUS MANQUÉ DU SWAC

Du côté réunionnais, le président de l’ACCR, Alex How-Choong, a pu exprimer son optimisme, de même que Pascal Thiaw-Kine, président du groupe Excellence, qui a souligné les atouts multiples de La Réunion sur les nouvelles route de la soie. Jean-Pascal Quod, pour sa part, directeur de Pareto Ecoconsult et de l’ARVAM (Agence pour la recherche et la valorisation marines), a montré tout le potentiel de l’économie bleue avec la climatisation marine (ou SWAC) qui peut générer des activités très porteuses comme le montre l’exemple d’Hawaï. « Les opportunités du SWAC avait été présentées à Shanghai en 2009, lors de l’exposition universelle, et avaient éveillé beaucoup d’intérêt chez les Chinois », rappelle Jerry Ayan, secrétaire général de l’ACCR. Malheureusement, il n’en est rien ressorti puisque le gros projet du nord de La Réunion a été porté par Engie qui l’a finalement abandonné. 

NE PAS AVOIR PEUR DU DRAGON

Faire venir des investisseurs chinois à La Réunion, c’est possible et souhaitable. Des touristes également qui apprécient les paysages grandioses de l’île, sa nature et le plaisir de respirer un air non pollué. Des entreprises du BTP chinoises, qui interviennent en Afrique sur de gros chantiers, seraient prêtes à y impliquer des entreprises réunionnaises. Tout simplement parce qu’elles ne trouvent pas toujours les normes et les expertises souhaitées. Il reste à saisir ces opportunités et ne pas craindre un dragon asiatique qui, dans son Histoire, ne s’est jamais montré conquérant. Au contraire de l’Angleterre, par exemple, qui n’a pas hésité à bombarder Canton en 1839 parce que son gouverneur voulait y interdire le commerce de l’opium. 
 

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