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Comment puiser dans nos immenses réservoirs de potentiels ?

1 déc 2017 | PAR Bernard Alvin | N°325
Le fait de décupler nos capacités ne dépendrait que de nous. C’est l’une des découvertes scientifiques qui nous montrent d’infinies perspectives pour nos cerveaux. Mais encore faut-il se libérer de certaines chaînes.

Selon Ramon Cajal, père fondateur des neurosciences modernes et Nobel de médecine en 1906, le cerveau adulte était un organe immuable. Bien trop complexe pour souffrir d’un quelconque remaniement ou renouvellement de ses éléments les plus précieux, nos neurones étant voués à une mort inéluctable car incapables de se diviser pour se multiplier. Puis, dans les années 1980, c’est la révolution. On découvre que le cerveau adulte a la capacité de réorganiser son réseau de neurones pour tracer un chemin privilégié de circulation de l’information. Cette plasticité, qu’on croyait réservée aux jeunes cerveaux immatures, opère dans les synapses. Ces boutons de connexion entre les neurones ont en effet la capacité de se renforcer ou au contraire de se dégrader, ainsi que de former de nouvelles connexions. Ces découvertes nous montrent que la vérité scientifique d’un jour peut ne plus l’être le lendemain.
En ce qui concerne le cerveau, nous découvrons petit à petit ses capacités qui semblent toujours plus importantes que ce que nous croyons. On dit que le cerveau génère à lui seul plus d’impulsions électriques en une seule journée que tous les téléphones dans le monde. Si la notion d’intensité du travail du cerveau ne fait aucun doute, il est bon aussi de parler « d’efficacité » de ce travail. On dit que les personnes surdouées utilisent leurs circuits cérébraux d’une façon bien plus intense et efficace que les autres. Quel est le secret de cette efficacité cérébrale ? La clé de cette énigme serait liée à la pratique cérébrale un peu comme pour les sportifs de haut niveau qui atteignent une grande efficacité par l’entrainement physique poussé. Ainsi, le fait de décupler ses capacités ne dépendrait que de nous. Comment faire pour élever la pratique cérébrale ? En fait, cela passe par l’élévation de notre curiosité, de notre ouverture d’esprit, de notre envie d’apprendre et d’innover, de notre capacité de remise en question qui nous permet de chasser des idées anciennes pour aller en rechercher de nouvelles. Finalement, il semble qu’à chaque fois que nous faisons tomber les barrières qui délimitent nos capacités cérébrales, alors nous permettons à nos neurones de mieux se connecter et ainsi de développer ce que nous aimons rechercher en nous : l’intelligence. 

NOUS AVONS UN POUVOIR IMPORTANT

Un autre paramètre semble très important dans l’élévation de nos capacités, il s’agit de la croyance que chacun a sur le degré de liberté d’action des hommes. Cela va de la plus grande fatalité au plus grand pouvoir. Ceux qui donnent dans la fatalité ne chercheront guère à agir sur le destin vu qu’ils considèrent qu’il qui nous domine. Les autres, au contraire, entreprendront beaucoup d’actions, vu qu’ils pensent qu’ils ont le pouvoir de s’orienter ainsi que leur environnement. Dans la pratique de mon métier, je travaille précisément sur le pouvoir que chacun possède et je me rends compte chaque jour que celui-ci est bien plus important que nous le croyons. Mais il est clair que nous pouvons délimiter ce pouvoir ou au contraire le libérer. Il s’agit d’un choix personnel. In fine, il ne tient qu’à nous de nous libérer de nos chaînes et d’aller découvrir et utiliser les formidables réservoirs de pouvoir d’action et d’intelligence que nous possédons tous. À chacun de nous le droit de décider de provoquer au fond de lui même une révolution copernicienne et de repousser sans cesse la frontière du champ des possibles.
Bernard Alvin

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