Le billet

Ukraine

De l’Ukraine à Mayotte

14 mar 2014 | PAR Alain Foulon

Il est intéressant de noter la position de la France relative à la Crimée.

Pour ce territoire anciennement russe et rattaché à l’Ukraine en 1954, le principe de la continuité territoriale est invoqué en faveur de Kiev.

Position exactement inverse à celle défendue à Mayotte. Là, on invoque le « droit des peuples » à disposer d’eux-mêmes pour justifier que cette île, revendiquée par l’Union des Comores avec le soutien de l’ONU, soit restée française et soit même devenue un département d’Outre-mer. Comme quoi les avis peuvent diverger beaucoup selon qu’on se trouve au bord de la mer Noire ou au bord de l’océan Indien.

Cela montre le peu de consistance et de cohérence de la politique étrangère française. Bien loin le temps de la stratégie gaullienne du non-alignement. Les positions sont aujourd’hui dictées par Washington dont l’intérêt est d’éviter tout rapprochement entre l’Europe de l’ouest – politiquement asexuée – et la Russie qui a l’outrecuidance de vouloir exister sur l’échiquier géopolitique mondial.

La question est de savoir maintenant si François Hollande va nous proposer une nouvelle guerre de Crimée, 160 ans après la première qui s’était révélée particulièrement meurtrière.

Qu’on ne s’inquiète pas pour lui, de toute façon, il ne conduira pas l’assaut...

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De l’Ukraine à Mayotte

Il est intéressant de noter la position de la France relative à la Crimée. 
Pour ce territoire anciennement russe et rattaché à l’Ukraine en 1954, le principe de la continuité territoriale est invoqué en faveur de Kiev.
 Position exactement inverse à celle défendue à Mayotte. Là, on invoque le « droit des peuples » à disposer d’eux-mêmes pour justifier que cette île, re...