Le billet

Océan Indien

DÉCOLONISATION

22 juin 2017 | PAR Alain Foulon


« À l’île Maurice, on cultive de la canne à sucre et des préjugés. » On connaît la pique du génial Mauricien Malcolm de Chazal. Une pique qui pourrait s’adresser plus largement à l’océan Indien où l’on arrêtera sans doute, à plus ou moins brève échéance, de cultiver de la canne à sucre… mais pas forcément des préjugés. Il est vrai qu’il ne suffit pas de proclamer l’indépendance d’une colonie ou sa « départementalisation » pour la décoloniser complètement, du moins dans la tête de ses habitants. La question pose problème au moment où nos îles s’intéressent à l’Afrique et que Maurice rêve d’être un « Know-ledge Hub » pour le continent noir. À ce propos, on constate les ennuis que rencontrent les étudiants africains en Inde, qui ont fait réagir officiellement l’Union africaine. Concernant la « conquête » des marchés africains, elle ne doit justement pas ressembler à une conquête. Non seulement les entreprises doivent avoir une vision géopolitique dénuée de tout préjugé et de toute arrogance, mais elles doivent aussi savoir gérer les « risques interculturels » pour s’implanter durablement sur ce vaste continent complexe par essence. Faute de quoi, elles risquent de connaître certains déboires.

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DÉCOLONISATION

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