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Didier Merle : le banquier qui se met dans la peau de son client

1 avr 2018 | PAR Jacques Rombi | N°328
« Le banquier privé doit proposer à son client les meilleurs produits, quitte à se tourner vers des produits proposés par ses concurrents. » Davidsen Arnachellum
À la tête du « Private Banking » à la MCB, ce Mauricien a passé vingt ans en France avant de revenir dans son île natale avec de solides bagages professionnels. Et une approche très personnalisée de ses clients.

Ils sont encore rares les membres de la diaspora mauricienne à revenir au pays et lui faire profiter de leur expertise acquise à l’étranger. Didier Merle en fait partie. Après des études en France, il intègre la BFC OI à Paris en tant que gestionnaire de patrimoine avant d’entrer chez la banque privée Dresdne Bank, puis à la TransAtlantic Bank. De retour à Maurice en 2005, il est d’abord Managing Director à la CIM Asset Management (à l’époque groupe Rogers) avant d’entrer à la Mauritius Commercial Bank (MCB) en 2009. « C’est particulièrement intéressant d’être à la tête de cette banque privée qui est un peu comme une banque dans la banque. En effet, notre équipe de 130 personnes évolue au sein de la plus grande et plus ancienne banque du pays. Notre clientèle, qui est par définition une clientèle aisée, se trouve rassurée à la fois par la solidité de la MCB, qui est née en 1838, et par la qualité des services offerts par notre équipe spécialisée. » 

Une clientèle très choyée

Le rôle de Didier Merle consiste à proposer les meilleurs produits financiers à ses clients. « Bien souvent, explique-t-il, on pense qu’une activité de banque privée au sein d’un établissement bancaire n’est pas indépendante et ne consiste qu’à proposer ses propres produits. C’est totalement faux, car un banquier privé doit se mettre dans la peau du client et lui proposer les meilleurs produits, quitte à se tourner vers des produits proposés par ses concurrents. C’est la grande différence avec la banque de détails qui elle, propose des produits « maison » à sa clientèle. En outre, je tiens à préciser que nous avons dès le début, il y a 180 ans, développé ces deux segments : privé et détail. Nous avons toujours fait la différence entre les deux. »
Le Head of Private Banking compare son métier à celui d’un spécialiste indépendant qui travaille avec une banque ancienne pour plus de sécurité. « Les actifs restent à la MCB mais pas les placements. » Une précision qui a tout son sens pour une clientèle privée constituée pour moitié de Mauriciens, qui résident sur place ou à l’étranger. De même que l’autre moitié de sa clientèle qui est composée d’étrangers. Le maître mot est la personnalisation des services pour ces clients toujours très choyés. Ils disposent d’un « desk » dédié, anglophone ou francophone, et de salons un peu partout dans le pays. Le service « Private banking » de la MCB leur propose même un service de conciergerie de luxe. « Pour cela, nous travaillons avec le Sud-africain PLP Africa qui assure pour nous un service exclusif, précise Didier Merle. Ce n’est pas notre métier et leur prestation permet à nos clients de profiter d’un one stop shop à la fois bancaire et personnel. » 

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