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Ecouter est aussi facile que cela

Après s’être penchée sur la meilleure façon de se faire entendre, Franziska Lombard s’intéresse ce mois-ci à son corollaire, l’écoute, afin de parvenir à une communication fluide et nourrie d’une compréhension mutuelle.


Roger Sperry, le neurophysiologiste américain reconnu pour ses travaux sur les connexions entre les hémisphères cérébraux, qui lui ont valu le prix Nobel de physiologie et de médecine en 1981, a observé que nous prononçons environ 125 mots par minute. Or, nous sommes capable de penser 2 000 mots par minute ! Et même si l’on sait que nous sommes capables d’écouter jusqu’à 400 mots par minute, il est facile de se rendre compte à quel point il est difficile de se concentrer sur ces quelques mots que notre interlocuteur prononce pendant que notre cerveau est en train de nous distraire avec nos propres pensées. 

IDENTIFIER NOS QUATRE NIVEAUX D’ÉCOUTE

Dans leur livre « How to talk to customers », Diane Berenbaum et Tom Larkin proposent pour pouvoir dialoguer efficacement d’identifier nos quatre niveaux d’écoute. Le premier est notre capacité à se concentrer sur les détails et les faits pour reconnaître ce que l’autre nous dit. Au deuxième niveau, nous créons des rapports, nous posons des questions pour mieux comprendre le sens de ce que l’autre veut nous dire. Au troisième niveau d’écoute, notre dialogue est caractérisé par notre ouverture et notre capacité à percevoir les propos de l’autre sans jugement et avec empathie. Au quatrième niveau, nous écoutons avec une attention intuitive et en silence. Ce niveau est l’expression d’une vraie patience et d’un intérêt dans l’acceptation de l’autre. Nous sommes présents. Mais dans nos échanges avec nos collaborateurs, collègues, clients, fournisseurs ou actionnaires, nous nous arrêtons souvent au niveau un ou deux. Comment pouvons-nous faire pour être plus à l’écoute des besoins de l’autre ?Comment prendre de la hauteur, voir l’autre et pas seulement nous-mêmes. Comment renforcer notre patience, notre empathie et notre intérêt pour l’autre ?

COMMENT AMÉLIORER NOTRE ÉCOUTE

Dans leur nouveau livre, « Trois Amis en quête de sagesse », Christoph André, Alexandre Jollien et Mathieu Richard proposent de travailler sur notre égo pour percevoir le « nous » à la place du « je ». D’être présent dans l’instant sans chercher le pourquoi de ce qui s’est produit hier dans le passé, ni le comment du demain dans le futur, mais de se prêter à l’expérience de l’écoute dans l’instant présent, être ici et maintenant avec l’autre. Ecouter serait donc aussi simple que ça… 
Ce qui nous empêche parfois de pratiquer cette « vraie écoute », qui nous permettra de voir l’ensemble, de prendre de la hauteur et d’entendre, c’est peut être notre peur. Notre peur de ne pas être écouté à notre tour, de devoir se soumettre aux pensées de l’autre, de vouloir justifier ou d’argumenter. Essayez de remplacer cette peur (et votre besoin si fort de vous faire entendre) par la confiance dans le fait que cela peut marcher, qu’il suffit de l’essayer, de la pratiquer… Et commencez avec des personnes bienveillantes pour vos premières expériences pour entraîner vos « muscles » à une bonne hygiène de communication qui ont, comme toute chose, besoin surtout de pratiquer. 
Que pouvez-vous faire pour être 5% plus présent dans votre prochain échange ? Pratiquez et observez ce qui se passe et je vous promets, ça évoluera !

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