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Maurice

Esokia trouve de nouveaux relais de croissance

1 mai 2016 | PAR La rédaction | N°308
Esokia compte désormais 60 personnes à Maurice, mais commence à éprouver des difficultés pour recruter des développeurs. Esokia
Avec la stagnation de son activité sur le marché français, mais aussi la raréfaction de la main d’œuvre qualifiée à Maurice, l’agence web offshore se développe aux quatre coins du monde.

Lors de sa création en 2009, Esokia a essentiellement focalisé son activité sur la création de sites internet pour le compte d’agences françaises. Cinq ans plus tard, un tassement des commandes l’incite à s’orienter vers d’autres pistes pour se développer. L’entrée de Denis Lacour comme actionnaire majoritaire en 2014 et le rachat, fin 2015, de Reefcube, start-up spécialisée dans le développement mobile, marquent un tournant dans son business model. 
Pour Michel Demari, directeur général de l’agence, l’absorption de Reefcube répondait à deux nécessités : fournir à sa clientèle un type de produit non développé par Esokia et permettre à Reefcube de mieux se développer tout en conservant son indépendance. Esokia, qui emploie 60 personnes à Maurice, compter diversifier son offre tout en augmentant sa capacité de production. Pour atteindre cet objectif, l’agence a ouvert en mars 2016 un bureau dans le centre de Belgrade, en Serbie, avec dix personnes. « Nous commençons à Maurice à rencontrer des difficultés pour trouver des développeurs face à des poids lourds comme Accenture et sommes donc obligés de recruter ailleurs », déplore Michel Demari. 
L’entreprise prospecte pour accroître sa présence sur de nouvelles destinations comme Madagascar et le Vietnam afin d’atteindre une capacité de production soutenue par une centaine de développeurs d’ici la fin de l’année. À terme, elle vise à recruter 300, voire 400 personnes. Sur le plan commercial, elle s’appuie sur un bureau à Boulogne Billancourt, dans la proche banlieue parisienne, et ambitionne de se rapprocher au plus près de sa clientèle en s’installant aussi à Londres, à Dubaï et à Munich, des villes placées sur le fuseau horaire Europe/Afrique. Dans un second temps, si l’intérêt se confirme, l’Asie et les Etats-Unis pourraient être ses prochaines cibles. 

UNE CENTAINE DE DÉVELOPPEURS EN 2016

Tout en renforçant sa capacité de production, Esokia veut associer à son activité historique de produits digitaux - dont le chiffre d’affaires est réalisé à 98% en France - la création de produits marketing. Elle signe sa nouvelle empreinte avec le lancement en mai 2016 d’une offre de performance marketing dédiée aux TPE et PME. De quoi répondre aux besoins de nombreuses entreprises générant un chiffe d’affaires inférieur à 3 millions d’euros et ayant rarement les moyens de recruter un directeur marketing. Pour proposer mieux qu’un travail assuré par un responsable digital ou confié à une sous-traitance sur les réseaux sociaux, il sera proposé à ce type d’entreprise une offre sur trois axes. Elle se décline à travers la réalisation d’un audit complet technique et marketing de ses supports digitaux (sites, applications, réseaux sociaux…), la définition de ses objectifs en marketing digital et la mise en place d’actions permettant d’atteindre ces objectifs. Une tarification à trois niveaux, sous forme d’abonnement annuel, accompagne cette offre et l’on peut s’attendre à un tarif plutôt agressif pour ar ri ver à souscrire un maximum d’abonnés et créer un effet de volume.

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