Edito

France/océan Indien

Et si l’on avait tout faux ?

6 avr 2021 | PAR Alain Foulon

Voici la question posée en couverture de ce nouveau numéro de L’Éco austral. Est-ce que les États qui adoptent la politique du confinement pur et dur et de la vaccination massive ne commettent pas une grosse erreur ?
On est en droit de poser cette question quand on examine certaines courbes. Les pics épidémiques les plus hauts, y compris en nombre de décès, sont constatés dans des pays aussi différents qu’Israël, le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis à la suite de la vaccination d’une grande partie de leur population.
On ne peut pas prouver de causalité directe, certes, mais il y a de quoi s’interroger. Ce que fait dans ce numéro la généticienne Alexandra Henrion-Caude dans un entretien décapant.
Idem pour les confinements qui auraient pour principal effet de retarder la circulation du coronavirus en tuant, au passage, l’économie. Et en tuant au sens propre quand on constate le nombre de dépressions et de suicides.
 

Principe de précaution pour l’État seulement

 
Mais les chefs d’État et de gouvernement ont une peur bleue de devoir gérer un désastre sanitaire quand ils connaissent la faiblesse de leur système hospitalier. C’est le cas de la France et de Maurice où, depuis un an, on se demande ce qui a été fait. Combien de respirateurs opérationnels ? Quels traitements à administrer alors que de gros progrès ont été accomplis dans ce domaine depuis le début de la pandémie ? De vieilles molécules, peu coûteuses, semblent fonctionner, mais ce n’est pas une bonne affaire pour les laboratoires. Il est d’ailleurs intéressant de rappeler que face au protocole du professeur Raoult, à base d’hydroxychloroquine, l’argument principal de ses opposants était l’insuffisance d’essais cliniques. Or voilà qu’on nous propose, on pourrait même dire « nous impose » quand ont voit la tournure que prennent les choses, des vaccins dont les essais cliniques ne se termineront au mieux qu’au 31 décembre 2022. Il faut rappeler au passage que les laboratoires se déchargent de toute responsabilité. Si de graves effets secondaires apparaissaient, qui serait responsable ? À Maurice, on fait signer aux futurs vaccinés des décharges en faveur de l’État qui a donc droit au principe de précaution, mais pas ses citoyens !

 
Une menace totalitaire bien réelle

 
Inutile de dire que dans les mois qui viennent, on fera face à une réelle menace totalitaire avec, par exemple, les velléités de proposer un « passeport vaccinal », nécessaire pour voyager, mais aussi pour se rendre au cinéma ou au restaurant. Nul doute que certains y seront favorables, en toute bonne foi, sous l’effet du matraquage médiatique. Comme l’écrivait Aldous Huxley dans Le meilleur des mondes, « la dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans mur dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servitude. » La bonne définition du confinement en quelque sorte, à condition qu’on verse de l’argent aux « confinés » et qu’on leur offre des chaînes de télévision. Le mot « chaîne » est fort symbolique, surtout dans les îles de l’océan Indien qui ont connu l’esclavage !
 

Du pain et des jeux

 
Ne soyons pas pour autant pessimiste ! Les totalitarismes sont mis à bas tôt ou tard, comme le montre le cas de l’URSS même si, quand ils se camouflent sous des airs de démocratie et de liberté d’opinion, ils sont plus difficiles à combattre car plus insidieux. Plus habiles aussi car ils s’attaquent d’abord à toute forme d’esprit critique, les récalcitrants étant diabolisés et traités de « complotistes ».
Mais la « vraie vie » reprendra son cours et, comme toujours, une crise représente des opportunités. Encore faut-il savoir les saisir et tirer des leçons. D’autres pandémies surviendront, comme le signale l’OMS, et il faudrait que les États s’y préparent sans pour autant nous empêcher de vivre une vie « normale », faite de rapports sociaux et aussi d’épanouissement spirituel. Il est révélateur que les confinements entraînent la fermeture des librairies et limitent fortement les pratiques religieuses. Comme si l’homme ne vivait que de pain ! De pain et de jeux ! Comme dans la Rome impériale en pleine décomposition. Mais on sait comment elle a fini. Très mal !
 
 

Réagissez à cet article en postant un commentaire

 

France/océan Indien

Et si l’on avait tout faux ?

Voici la question posée en couverture de ce nouveau numéro de L’Éco austral. Est-ce que les États qui adoptent la politique du confinement pur et dur et de la vaccination massive ne commettent pas une grosse erreur ? On est en droit de poser cette question quand on examine certaines courbes. Les pics épidémiques les plus hauts, y compris en nombre de décès, sont constatés dans des pays ...