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Indication géographique protégée : l’origine Réunion de la vanille enfin prouvable

31 aoû 2021 | PAR Bernard Grollier
Comme la certification Agriculture biologique (AB), la qualité IGP du produit devra être contrôlée par un organisme indépendant, dont la prestation sera évidemment payante. (Photo Stocklib).
Un long parcours administratif s’est terminé le 27 août avec l’attribution de l’Indication géographique protégée (IGP) à la vanille de La Réunion par la Commission européenne. La démarche, portée par l’Association pour la valorisation de la vanille de La Réunion et son président Louis Leichnig, avait été initiée il y a plusieurs années.

Qu’apportera l’IGP aux gousses locales ? Essentiellement un signe de reconnaissance pour les distinguer des vanilles importées sur les marchés forains de l’île. Les producteurs se plaignent en effet de la concurrence grandissante de vanilles malgaches, qui comme celles des Comores ont le droit d’être vendues sous la mention « vanille Bourbon » puisqu’elles ont été préparées selon le même procédé. Nombre de vendeurs jouent sur la confusion et les présentent comme des produits de La Réunion. Or des gousses malgaches de très mauvaise qualité ont fait leur apparition ces dernières années sur les étals, causant de belles déconvenues aux acheteurs une fois ouvert le sachet sous vide dans lequel elles sont le plus souvent présentées.
Pour prouver l’origine de leurs gousses, les « vanillards » réunionnais devront toutefois mettre la main à la poche. Comme la certification Agriculture biologique (AB), la qualité IGP du produit devra être contrôlée par un organisme indépendant, dont la prestation sera évidemment payante. Certains producteurs, qui écoulent déjà la totalité de leurs gousses en vente directe, auraient déjà décidé de se passer de l’Indication géographique protégée.
 
 

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