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InvestPlace, le cabinet de fusion-acquisition 2.0

27 juin 2016 | PAR Annie Lebot
De gauche à droite : Catherine Dubreuil-Mitaine, Augustin de Seze et Vanndana Sungkur ont lancé avec Robert Ferrat la plateforme www.investplace.io. - DR
Avec cette plateforme internet, il s'agit de répondre à la problématique des « Missing Markets », cette catégorie d'entreprises dont les besoins n'intéressent ni les banquiers ni les gros cabinets de fusion-acquisition.
En dessous d'une certaine taille, une entreprise n'intéresse pas les professionnels de la fusion-acquisition parce que l'opération demande un temps de traitement aussi long que pour les grosses sans générer les mêmes gains en cas de résultat. Il existe ainsi tout un pan de l'économie non exploitée avec pléthore de dirigeants laissés sans conseils, sans possibilité de recourir à des solutions de financement ou d'accompagnement en termes de cession ou de recherche de partenaire. Pour répondre aux besoins de cette catégorie d'entrepreneurs, Catherine Dubreuil-Mitaine, Augustin de Seze, Vanndana Sungkur et Robert Ferrat ont réuni leurs compétences en matière de fusion-acquisition, de conseil juridique et fiscal et de savoir-faire en stratégie d'entreprise pour lancer lnvestPlace (www.investplace.io). Positionné sur l'océan Indien et l'Afrique subsaharienne, les demandes d'entrepreneurs doivent  être localisées dans cette région alors que les investisseurs peuvent affluer de partout. Si la plateforme touche à la fois une personne individuelle, elle devrait intéresser les investisseurs industriels à la recherche de relais locaux sur la zone pour attaquer le marché africain. Cette région du monde à forte croissance fait rêver mais cause aussi une certaine frilosité car elle reste fort méconnue.

« Avec la couverture de 27 pays, associés chacun à une fiche d'informations sur ses données financières, son taux de croissance, ses potentialités économiques, notre site fait office de tremplin pour ces personnes qui souhaitent investir là-bas », souligne Vanndana Sungkur.

DES BESOINS ENTRE 100 000 ET 5 MILLIONS DE DOLLARS PAR ENTREPRISE

Orienté B2B, lnvestPlace affiche un volet, non accessible au grand public, réservé aux investisseurs et entrepreneurs sur lequel s'enregistrer directement. Mais toute demande est mise en ligne - sous 48 heures - après vérification rigoureuse des informations. « Côté entrepreneur, nous vérifions que l'entreprise existe bien, que l'entrepreneur n'est pas interdit bancaire, non fiché Interpol, que son parcours n'est pas émaillé de multiples faillites, ses comptes bien certifiés et que le projet tient la route. Quant à l'investisseur, il lui sera demandé une preuve d'identité, d'adresse, de même que nous allons nous assurer de son réel intérêt à investir dans la zone », précise Catherine Dubreuil- Mitaine.
Associé à sa place des marchés, investisseurs et entrepreneurs peuvent profiter d'un annuaire d'experts susceptibles de les accompagner dans leur projet. Ces derniers sont aussi amenés à être audités et doivent répondre à une charte éthique, à la fois de travail et de rémunération. « Si un investisseur cherche une plantation de thé en Tanzanie, il va trouver sur notre plateforme l'expert géologue capable d 'expertiser le terrain, l'expert immobilier susceptible de donner son avis sur l'usine et l 'avocat chargé de monter le dossier de cession ou de partenariat », poursuit Augustin de Séze.
Les fonctionnalités du site font preuve d'une stricte confidentialité sur les sociétés mises en vente avec une absence d'indication sur leur nom et le pays où elles opèrent. Pour fermer la porte aux curieux, lnvestPlace a fixé un seuil d'entrée minimum pour les investisseurs à 100 000 dollars et s'ouvre à toute entreprise ayant des besoins capitalistiques évalués entre 100 000 et 5 millions de dollars.  
Le modèle économique de la plateforme repose sur les frais d'enregistrement de 630 dollars acquittés par l'entrepreneur pour y avoir accès pendant six mois et d'un intéressement de l'ordre de 2 % sur le montant  du deal s'il se concrétise.
Pour sa part, l'investisseur voit son enregistrement offert, mais il paie la mise en relation s'il est intéressé par une affaire.

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En dessous d'une certaine taille, une entreprise n'intéresse pas les professionnels de la fusion-acquisition parce que l'opération demande un temps de traitement aussi long que pour les grosses sans générer les mêmes gains en cas de résultat. Il existe ainsi tout un pan de l'économie non exploitée avec pléthore de dirigeants laissés sans conseils, sans possibilité de recourir ...