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Maurice

Jeremy Poincenot : un regard positif sur le handicap

1 fév 2018 | PAR La rédaction | N°326
Le jeune Américain a exécuté le premier swing de la campagne « We swing for our coast », un événement initié par le groupe Rogers pour le nettoyage des plages et rivières de la région sud-ouest de l’île. DR
Atteint d’une maladie rare qui l’a rendu aveugle en deux mois, Jeremy Poincenot a choisi de ne pas baisser les bras. À juste titre, puisqu’il est devenu champion du monde de golf handisport. Il était l’invité du groupe Rogers en septembre dernier dans le cadre de la campagne « We swing for our coast ».

« Ne baisse pas les bras, tu risquerais de le faire deux secondes avant le miracle. » Ce proverbe arabe, Jeremy Poincenot, 27 ans, l’a fait sien alors que la maladie le frappait durement. A 19 ans, étudiant à l’Université de San Diego, il perd en deux mois l’usage de son œil droit, suivi de près de l’œil gauche. Le diagnostic tombe : il souffle d’un trouble génétique rare appelé neuropathie optique héréditaire de Leber (LHON). Cette maladie ne touche qu’une centaine de personnes aux États-Unis chaque année et n’a ni traitement ni guérison.  C’est pourtant par un travail acharné de tous les instants et le soutien de ses proches, qu’il remporte l’année d’après, en 2010, le World Blind Golf Championship. Depuis, le jeune  homme multiplie les conférences à travers le monde pour raconter son histoire et promouvoir la recherche sur cette maladie rare.
C’est ainsi qu’il était invité par le groupe Rogers, le 13 septembre dernier à Bagatelle, à exécuter le premier swing de la campagne We swing for our coast. Un événement lié à la préservation de l’environnement, auquel étaient conviés les employés de Rogers et de ses filiales. Il était demandé à chacun de s’essayer au swing devant un filet, avec un compteur placé à côté : pour chaque balle « swingée », les employés du groupe s’engageaient à ramasser un nombre similaire de déchets  sur les plages et rivières de la région sud-ouest de l’île.

PROMOUVOIR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE EN ENTREPRISE

Pour Philippe Espitalier-Noël, Chief Executive Officer (CEO) de Rogers, cette initiative a d’abord valeur de symbole quant à la prise de conscience du groupe devant la vulnérabilité des différents éco-systèmes de notre pays. « Notre statut de petit état insulaire nous place parmi les plus vulnérables de la planète face aux cataclysmes naturels. Il est de notre ressort d’agir, surtout pour un groupe tel que Rogers qui a placé le développement durable et les principes d’éco-responsabilité au cœur de sa stratégie sur le long terme.  Dans notre cas, c’est l’état de nos côtes qui nous a interpellés. C’est ce que nous nous sommes attelés à faire dans la région de Bel Ombre, avec la réhabilitation des plages et l’installation de dispositifs pour résorber l’érosion dans le lagon », a-t-il fait valoir. À noter que Rogers est la seule société mauricienne à figurer cette année dans le UN Global Compact International Yearbook, une publication qui contribue à promouvoir l'avancement du développement durable en entreprise, à échelle mondiale.  

UNE LEÇON DE COURAGE

Aux mots du CEO de Rogers se sont ajoutés ceux de Jeremy Poincenot, invité pour lancer cette campagne mais aussi pour animer des conférences pour les employés de Rogers. Revenant sur sa maladie, il a expliqué qu’après un moment de grand désespoir qui a pesé non seulement sur lui mais sur ses proches, il a choisi de changer son attitude. Il s'est rendu compte qu’il faut être reconnaissant pour ce que l’on a, sans s'attarder sur ce que l’on n’a pas. Il a donc repris sa vie en main. Ce qui la conduit notamment à reprendre le golf pour s’imposer en quelques mois comme le meilleur mondial dans sa catégorie.
En dehors du golf, Jeremy Poincenot pratique d’autres sports comme le ski et le vélo en tandem. Il a ainsi organisé avec un ami une course à vélo en tandem de 395 km aux États-Unis. Cette course, le Cycling Under Reduceed Eyesight, est devenue un événement annuel permettant de récolter des fonds pour la recherche sur le LHON. Fascinant et engageant, le jeune homme a tenu l’assistance en haleine par son énergie positive, sa persévérance et son refus de prendre la vie comme un combat perdu d’avance.

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