Performance

Maurice/Madagascar

Kamal Mokdad, directeur général BCP et International : « La BCP ne sera plus une filiale de Maurice »

Photo : Davidsen Arnachellum
Quelques mois après l’acquisition de la Banque des Mascareignes, la stratégie du groupe marocain sur la sous-région commence à prendre forme. La Banque des Mascareignes Madagascar (BMM), renforcée par l’intégration de la BMOI, devrait intégrer un pôle continental structuré pour les PME-TPE.

L’Éco austral  : Depuis fin mars, la Banque des Mascareignes est devenue la BCP Bank (Mauritius) actant donc le divorce entre les entités malgache et mauricienne. La Banque des Mascareignes Madagascar (BMM) reste-t-elle une filiale de Maurice ?
Kamal Mokdad  : Actuellement oui, étant donné que notre banque à Maurice est détenue à 100 % par la Banque centrale populaire. Cela dit, et pour des raisons de lisibilité, il est très probable que nous procédions  prochainement à un reclassement de notre participation dans la BMM vers une holding, filiale à 100 % du groupe BCP. Elle a pour vocation de porter nos filiales en Afrique centrale et dans l’océan Indien. 

Où en sont les négociations avec le groupe Banque populaire-Caisse d’épargne (BCPE) pour intégrer la Banque malgache de l’océan Indien (BMOI) dans votre portefeuille ? 
Les négociations avec le groupe BPCE, deuxième groupe bancaire français qui détient 4,5 % de notre capital, ainsi qu’avec les actionnaires fondateurs de la BMOI, se sont très bien déroulées et sont maintenant finalisées. À ce stade, nous attendons uniquement l’aval des différents régulateurs pour boucler l’opération et entamer l’arrimage opérationnel de cette banque au groupe BCP.

En cas d’intégration, comptez-vous, toujours construire à Madagascar un nouveau modèle autour de la micro-finance arrimée à votre structure africaine dédiée ?  
Les positionnements de la BMOI et de la BMM seront complémentaires. De ce fait, le business model de la BMM évoluera pour s’adresser principalement aux populations à faibles revenus ainsi qu’aux PME-TPE. Naturellement, les expertises de notre filiale dédiée à la microfinance en Afrique - Atlantique Microfinance For Africa (AMIFA) - seront mises à profit pour la conception et la distribution de produits et services adaptés au financement des activités génératrices de revenus et des micro-entreprises.

Une offre aux investisseurs internationaux
La BCP, à travers sa filiale Mediafinance, lance son offre en gestion de titres. Face à un écosystème mondial de plus en plus complexe, les investisseurs, pour sécuriser leurs transactions et de leurs actifs, font appel aux services de conservation globale qui couvrent les différents marchés où ils opèrent. 
Aussi le groupe marocain, via sa filiale dédiée exclusivement à l’activité « Titres », Mediafinance,  a lancé le « Global Custody » (Conservation globale) pour les investisseurs africains et internationaux. « Notre offre de Global Custody vient enrichir les solutions que nous mettons en place pour accompagner les investisseurs panafricains, ainsi que ceux opérant de l’Afrique vers l’international et réciproquement », explique Kamal Mokdad, directeur général BCP et International. Cette offre comprend un accompagnement suivi de la gestion de leurs opérations d’investissement. 
« Elle sera déployée en propre en Afrique du Nord, en zone Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine), en zone Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) à Maurice et à Madagascar. »
Réagissez à cet article en postant un commentaire

 

Maurice/Madagascar

Kamal Mokdad, directeur général BCP et International : « La BCP ne sera plus une filiale de Maurice »

L’Éco austral  : Depuis fin mars, la Banque des Mascareignes est devenue la BCP Bank (Mauritius) actant donc le divorce entre les entités malgache et mauricienne. La Banque des Mascareignes Madagascar (BMM) reste-t-elle une filiale de Maurice ?Kamal Mokdad  : Actuellement oui, étant donné que notre banque à Maurice est détenue à 100 % par la Banque centrale populaire. Cela dit, et pour...