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Kia e-Niro : Une Kia très branchée

1 oct 2019 | PAR Ignace de Witte | N°344
Le style de carrosserie SUV se prête admirablement à la motorisation électrique : les passagers sont assis en hauteur et cela permet de placer le pack de batteries sous le véhicule, tout en conservant une bonne garde au sol (15 cm). Photos : Ignace de Witte
Après l’hybride et l’hybride rechargeable, Kia lance la version 100 % électrique du Niro, baptisée e-Niro, pour laquelle l’acteur Robert de Niro a volontiers prêté son image dans une publicité.

Cette nouvelle Kia est la cousine non pas germaine mais coréenne de la Hyundaï Kona electric (présentée dans l’Éco Austral n°336), légèrement plus cossue. La Kia e-Niro se distingue visuellement par une calandre fermée, pour dire aux passants : « Vous voyez, pas de moteur polluant sous le capot ! » En fait, il lui faut quand même un radiateur, pour refroidir le pack de batteries, et le bouclier avant comporte une large ouverture dans sa partie basse. La prise de recharge est accessible via une petite trappe aménagée discrètement dans cette calandre fermée. Les ingénieurs ont choisi cet emplacement car les bornes de recharge sont le plus souvent installées devant et non pas sur le côté des places de parking. L’électrique nous oblige à intégrer de nouvelles habitudes et de nouvelles notions. La consommation, par exemple : elle est de 14,1 kWh/100 km (moyenne), ce qui veut dire qu’avec la batterie de 64kWh, on peut théoriquement parcourir 64/14,1 = 454 km avant d’être « à sec ». Théoriquement, car il est fortement déconseillé de vider totalement la batterie et que cela prend 9 heures pour obtenir une charge à 100 % (avec une wall-box 7kW). On chargera donc plus souvent à seulement 80 % et on ne descendra pas en dessous de 10 %, ce qui fait que l’autonomie « dans la vraie vie » est de 350 à 400 km, ce qui est largement suffisant quand on sait que le trajet quotidien domicile-travail des Réunionnais est de 25 km en moyenne et qu’un tour complet de l’île fait 250 km.

 

L’autonomie réelle peut être estimée de 350 à 400 km, ce qui est largement suffisant quand on sait que le trajet quotidien domicile-travail des Réunionnais est de 25 km en moyenne et qu’un tour complet de l’île fait 250 km.
L’autonomie réelle peut être estimée de 350 à 400 km, ce qui est largement suffisant quand on sait que le trajet quotidien domicile-travail des Réunionnais est de 25 km en moyenne et qu’un tour complet de l’île fait 250 km.
 

De 0 à 100 km/h en 7,8 secondes

Le moteur électrique délivre 204 ch, soit 150 kW, il permet donc des accélérations très franches. Le propre du moteur électrique est de ne pas avoir besoin de « monter dans les tours » pour délivrer son couple maximum. Celui-ci est disponible immédiatement avec comme résultat qu’on passe de 0 à 100 km/h en 7,8 secondes.
Le style de carrosserie SUV se prête admirablement à la motorisation électrique : les passagers sont assis en hauteur et cela permet de placer le pack de batteries sous le véhicule, tout en conservant une bonne garde au sol (15 cm).
Via le sélecteur rotatif, on peut choisir entre quatre modes de conduite - confort, sport, éco et éco+ -, ce dernier permettant d’économiser la batterie au maximum, mais au détriment des performances et en coupant certains équipements de confort, comme par exemple la clim.
L’e-Niro est doté d’un équipement génial que connaissent bien les chauffeurs de poids-lourds : un récupérateur d’énergie au freinage réglable, via un commodo situé au volant. Quand vous relever le pied de l’accélérateur sur une voiture thermique, vous bénéficiez de ce qui s’appelle le « frein moteur », que vous pouvez même forcer en descendant un rapport. Sur une voiture électrique, quand vous relâchez l’accélérateur, il n’y a pas de frein moteur, mais les ingénieurs ont mis au point un dispositif qui engage à ce moment un alternateur, pour transformer l’inertie du véhicule en électricité et ainsi recharger la batterie. De nombreuses voitures électriques sont équipées de ce système de récupération d’énergie au freinage mais l’e-Niro y ajoute un confort supplémentaire, en permettant de régler la force de frein moteur sur 3 niveaux.
 

La Kia e-Niro  se distingue visuellement par une calandre fermée, pour dire aux passants :  « Vous voyez, pas de moteur polluant sous  le capot ! »
La Kia e-Niro se distingue visuellement par une calandre fermée, pour dire aux passants : « Vous voyez, pas de moteur polluant sous le capot ! »
 

 

Les pneus Michelin qui équipent la Kia e-Niro Kia permettent un très bon freinage sur sol sec et mouillé et une stabilité accrue en virage.
Les pneus Michelin qui équipent la Kia e-Niro Kia permettent un très bon freinage sur sol sec et mouillé et une stabilité accrue en virage.
 


 

Via le sélecteur rotatif, on peut choisir entre quatre modes de conduite - confort, sport, éco et éco+ -, ce dernier permettant d’économiser la batterie au maximum.
Via le sélecteur rotatif, on peut choisir entre quatre modes de conduite - confort, sport, éco et éco+ -, ce dernier permettant d’économiser la batterie au maximum.
 
Un bon plan fiscal
On peut amortir une voi-ture électrique à hauteur de 30 000 euros, contre 18 300 euros pour une voiture thermique. L’administration fiscale autorise par ailleurs d’amortir séparément, et sans limite de valeur, la batterie (à condition que le prix de la batterie soit isolé sur la facture du véhicule). Pour les professionnels de santé exerçant en SEL (Société d’exercice libéral), la voiture électrique est exonérée de TVS (Taxe sur les véhicules de société). Last but not least : la voiture électrique permet de bénéficier, en tant que particulier ou professionnel, d’un bonus écologique de 6 000 euros. En cas de mise à la casse d’un vieux véhicule diesel polluant, il est même possible de cumuler le bonus avec les 4 000 euros de prime à la conversion. Par ailleurs, le coût de détention d’une Kia e-Niro est estimé à 2,5 euros pour 100 km, contre 8 euros pour un équivalent diesel et 13 euros pour un équivalent essence.
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Kia e-Niro : Une Kia très branchée

Cette nouvelle Kia est la cousine non pas germaine mais coréenne de la Hyundaï Kona electric (présentée dans l’Éco Austral n°336), légèrement plus cossue. La Kia e-Niro se distingue visuellement par une calandre fermée, pour dire aux passants : « Vous voyez, pas de moteur polluant sous le capot ! » En fait, il lui faut quand même un radiateur, pour refroidir le pack de batteries, et ...