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Réunion

La BFC OI retenue pour gérer 62 millions d’euros en faveur des jeunes entreprises

1 juil 2018 | PAR La rédaction | N°331
De gauche à droite : Amboise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) ; Didier Robert, président de la Région Réunion ; Ridha Tekaïa, directeur général de la BFC OI. La convention a été signée le 15 juin 2018 avec la BFC OI. Julien Kondoki/Région Réunion

Elles étaient trois banques à avoir manifesté leur intérêt pour gérer ce dispositif innovant de financement de jeunes entreprises réunionnaises, alimenté par le Fonds européen d’investissement (FEI), filiale de la Banque européenne d’investissement (BEI), et la Région Réunion. C’est la BFC OI qui a été retenue face à la Bred et à la Cepac. « L’aboutissement d’un processus de neuf mois », a souligné Emmanuelle Lacaille, qui a instruit le dossier au sein de la banque filiale de la Société Générale et de la Mauritius Commercial Bank (MCB). Et les derniers mois de cet accouchement ont été intenses. Le processus avait été déclenché en septembre 2017 avec le lancement officiel de la Financière Région Réunion, un fonds de fonds de 50 millions d’euros abondés par la Région Réunion et l’Europe. L’objectif de ce partenariat, mobilisant fonds privés et publics, est de renforcer le soutien aux moyennes, petites et très petites entreprises (PME-TPE) à travers deux instruments financiers : un instrument de dette et un instrument de haut de bilan. La BFC OI va se charger de l’instrument de dette alors qu’on ne sait pas encore quel gestionnaire de fonds sera choisi pour les interventions en haut de bilan. Ils sont trois à avoir manifesté leur intérêt, dont ACG Management et Apicap, le troisième étant un acteur de Maurice. Pour l’heure, c’est un total de 62 millions d’euros (sans compter les effets de levier) que va s’employer à injecter la BFC OI sur trois ou quatre ans, sous forme de prêts plus particulièrement destinés aux investissements et aux fonds de roulement des jeunes entreprises. 
Le risque sera partagé par l’État à hauteur de 60 % et par la banque à 40 %, ce qui lui permet une certaine souplesse. L’offre se veut « simple et efficace », souligne Emmanuelle Lacaille qui reconnaît que « l’accès au crédit reste compliqué ». Entre 800 et 1 000 TPE et PME devraient bénéficier de ce produit nommé i-Run by BFC. Cela peut paraître beaucoup, mais ses instigateurs pensent que la demande est bien là. La fourchette est d’ailleurs très large avec des financements à partir de 5 000 euros, qui s’apparentent à de la microfinance, et jusqu’à 3 millions d’euros. Jusqu’à 30 000 euros, le demandeur n’aura pas de garantie à apporter ; au-delà de 100 000 euros, ce seront des garanties complémentaires classiques. Les taux proposés se révèlent très séduisants, à 1,25 % pour les prêts jusqu’à cinq ans et à 1,50 % pour les prêts de cinq à dix ans.

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