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Sud de La Réunion

La CILAM a pérennisé la filière laitière

31 mai 2015 | PAR La rédaction | N°296
La Cilam, c’est aussi une ferme photovoltaïque de grande capacité avec 10 060 panneaux sur une surface de 18 800 mètres carrés. De quoi produire annuellement 2 571 Mwh et alimenter l’équivalent de 1 130 familles via EDF. - DR

À la demande des pouvoirs publics, la Compagnie laitière des Mascareignes (Cilam) voit le jour au Bas de la Rivière, à Saint-Denis, en 1964 afin de fabriquer du lait stérilisé pour les petits Réunionnais de la maternelle à la classe de 7ème. Son rapprochement avec la coopérative Sicalait en 1972 lui permet de devenir le véritable maillon aval de la filière laitière à La Réunion. La même année, l'entreprise lance la marque de yaourts Yoplait sous franchise. En 1976, elle regroupe ses deux branches d'activité de produits frais Piton des Neige et Yoplait dans la zone industrielle N°2 à Saint-Pierre tout en gardant son siège à Saint-Denis. Pour pouvoir absorber la production croissante des éleveurs de la Sicalait, la Cilam se lance en 1989 dans la production de lait UHT sous la marque Candia. Toujours en 1989, la société se diversifie en signant un accord de franchise avec les Vergers d'Alsace pour produire des jus et des nectars sous les marques Réa et Diego. Dernière diversification en 2004 avec la création d'Australine, l'eau de source de Saint-Philippe qui revendique aujourd'hui 45 % de parts de marché. « Une jolie histoire qui met en présence un doctorant, un curé de gauche et un homme d'affaires de droite », s'amuse Paul Martinel, le président du groupe qui part à la retraite cette année.
Forte d'un actionnariat solide (Urcoopa 59 %, Sicalait 37 % et investisseurs privés locaux 4 %), l’entreprise affiche une bonne santé financière en dégageant un résultat net de plus de 8,5 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de près de 80 millions. Elle distribue environ 2,5 millions d'euros de dividendes à ses actionnaires, emploie 650 salariés et brasse 20 millions de litres de lait par an. Actrice incontournable de l'économie locale, elle achète chaque année 2 200 tonnes de sucre et 150 tonnes de fruits (tangors, ananas, letchis et goyaviers). « Mais nous avons parfois du mal à obtenir les quantités voulues, du fait d'une baisse des surfaces cultivées. C'est notamment le cas de l'ananas Victoria qui est victime de la prime à la bagasse et se voit concurrencé sur le foncier par la canne à sucre. Pour avoir 30 tonnes d'ananas, c'est la croix et la bannière. »

 

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