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La CPME va s’appuyer sur « Utopies » pour évaluer « l’empreinte locale » des entreprises

1 avr 2017 | PAR La rédaction | N°318
Dominique Vienne, président de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises), a décidé de faire de 2017 l’année de « l’empreinte locale ». Guillaume Foulon


Lors de son assemblée générale, le 9 mars dernier, la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) a fait intervenir longuement un représentant d’« Utopies » qui souhaite s’implanter à La Réunion. Cette agence française de consulting, qui se veut aussi un « think tank » et a vu le jour en 1993, sous forme associative dans un premier temps, est un pionnier du développement durable et de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Elle a mis au point un système d’évaluation de l’empreinte d’une entreprise sur son territoire. Dans le prolongement de sa « stratégie du bon achat » (SBA), la CPME compte en faire un indicateur permettant de distinguer les entreprises qui investissent et créent de l’emploi localement tout en étant attentives à l’envi ronnement. Un moyen de se démarquer des compétiteurs venus de l’extérieur. Un exercice difficile puisqu’il pourrait, dans certains appels d'offres, s’apparenter à une barrière non tarifaire. Un exercice à double tranchant également puisque si l’on prend en compte tous les constituants d’une « empreinte locale », une entreprise importatrice pourrait s’en sortir plutôt bien. Un exemple : quand Edena Phoenix Réunion importe de la bière Phoenix à La Réunion, elle s’acquitte d’un octroi de mer de 36,5% sur le prix CAF de ce produit alors que les producteurs en sont exonérés. Cette contribution financière est-elle prise en compte dans le calcul de son « empreinte territoriale » ? Le plus étonnant, c’est que malgré le niveau élevé de cette barrière tarifaire, la bière Phoenix est vendue dans les supermarchés le plus souvent à un prix inférieur à celui de ses concurrentes locales. « On écrase nos marge », explique-t-on du côté d’Edena Phoenix Réunion. Mais s’il en reste encore assez pour vivre, c’est que ces marges sont conséquentes pour les producteurs locaux. 
À noter que, dans un premier temps, la CPME avait collaboré avec Biom Attitude, agence créée par Arnaud Lobez à Nantes. Une agence de notation en matière de développement durable. Mais les relations entre Arnaud Lobez et Dominique Vienne, le président de la CPME, se sont détériorées, ce dernier accusant son interlocuteur de rouler surtout pour lui et de ne pas tenir ses engagements.  

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