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Maurice

La diaspora au cœur des débats

1 mai 2018 | PAR La rédaction | N°329

En cette année où Maurice célèbre ses 50 ans d’indépendance, de nombreux débats ont émergé sur le passé et surtout sur l’ambition du pays. Maurice se donne comme objectif de devenir, d’ici à 2030, une économie à revenu élevé. Pour cela, elle doit relever de nombreux défis dont un grave déficit de compétences humaines, en particulier dans des domaines très pointus et techniques. L’une des solutions est d’appeler la diaspora à rentrer. Mais il apparaît qu’il y a de multiples écueils dont le principal est qu’il n’existe pas de chiffre officiel concernant le nombre de Mauriciens à l’étranger. Pour certains, comme le docteur en géopolitique Shafick Osman, « cela devrait se situer entre 200 000 et 250 000, du Canada à l’Australie, en passant par l’Europe et l’Afrique du Sud, entre autres ». D’autres avancent un chiffre allant de 130 000 à… 500 000 (alors que Maurice compte 1,3 million d’habitants) ! L’autre difficulté est de savoir à combien s’élève le montant des transferts effectués par la diaspora. Selon la Banque mondiale, il est dérisoire alors que la Banque centrale mauricienne l’évalue à 22,5 millions d’euros pour le seul premier semestre 2016. Ce qui n’est pas négligeable. 
Mais la vraie polémique concerne la représentation politique de ces Mauriciens résidant à l’étranger. Victimes du modèle politique actuel, ils sont aujourd’hui privés du droit de vote. Concernant l’ouverture de ce droit, certains sont catégoriquement contre, craignant que la diaspora fasse basculer les scrutins, oubliant du même coup que la Constitution mauricienne permet à des non-mauriciens - en l’occurrence tous les ressortissants du Commonwealth établis sur l’île - de participer aux élections locales (sous certaines conditions).

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