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La discipline positive : une autre approche de l’éducation

1 fév 2017 | PAR Laurent Gajac | N°316
L’organisme de formation Conseil & Services propose, les 18 et 19 mars, à Saint-Denis, une initiation à la « Discipline positive » qui encourage le développement des compétences nécessaires à la vie dans un esprit de respect mutuel…


La « Discipline positive » s’appuie sur les travaux d’Alfred Adler et de son élève Rudolf Dreikurs, tous deux psychiatres autrichiens. Le Dr Adler a été le premier dans les années 1920 à importer aux États-Unis l’idée d’un enseignement à la parentalité. Selon sa théorie, les enfants doivent être traités avec respect. Leur comportement est motivé par un désir d’appartenance. Il souligne que trop gâter et choyer les enfants entraîne généralement des problèmes de comportement et ne leur permet pas de vivre correctement en société. 

UN MANUEL POUR FORMER LES PARENTS

Une méthode « démocratique » d’enseignement et de parentalité devait ainsi voir le jour grâce au travail et aux efforts associés de deux femmes américaines. Lynn Lott découvre en 1969 le livre de Rudolph Dreikurs intitulé « Le défi de l’enfant ». Cet ouvrage, basé sur les principes d’Alfred Adler, lui ouvre un horizon nouveau sur les compétences relationnelles et parentales. Elle fonde alors un centre d’éducation pour la famille, crée des programmes de formation de parents, puis de formateurs de parents. En 1987, elle édite le premier manuel pour former les parents. De son côté, Jane Nelsen, mère de famille découragée par ses propres méthodes d’éducation, est étudiante en développement de l’enfant. Elle découvre la psychologie adlérienne et s’enthousiasme devant les résultats qu’elle obtient chez elle en appliquant ses principes. Elle créé alors un groupe de parents, puis conduit un projet adlérien autour de la notion d’encouragement comme levier d’apprentissage dans une école de son district. Forte du succès de ces initiatives, elle écrit la première version du livre « Discipline positive ». À partir de 1990, les deux femmes partagent leur travail et proposent des livres et manuels de formation pour les parents, les enseignants et les éducateurs. En 2004, la « Positive Discipline Association » est créée. 
La « Discipline positive » encourage le développement des compétences nécessaires à la vie dans un esprit de respect mutuel au sein des familles, des écoles et des communautés. Elle propose un ensemble d’outils et une méthode ni permissive ni punitive, permettant de développer chez l’enfant l’autodiscipline, le sens des responsabilités et le respect.

LES CINQ CRITÈRES SELON JANE NELSEN

  • Aide les enfants à développer le sentiment d’être connectés (appartenir et contribuer). Grands principes adlériens ;
  • S’appuie sur la notion de respect mutuel et d’encouragement (empathie, bienveillance et fermeté simultanément) ;
  • Efficace à long terme (contrairement à une punition court terme). S’intéresse à ce que l’enfant pense, ressent et apprend, à ce qui va lui permettre de s’épanouir dans le futur ;
  • Enseigne des compétences sociales utiles pour soi et au sein de sa communauté (le respect, l’attention aux autres, la résolution de problème, la coopération et le sens des responsabilités) ;
  • Invite l’enfant à découvrir ce dont il est capable (encourage l’autonomie, la responsabilisation, l’estime de soi).

Pour en savoir plus sur la formation prévue les 18 et 19 mars : http://conseiletservices.fr/2017/01/formation-a-la-discipline-positive-a-la-reunion/

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