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Réunion

La légine se pêche en eaux troubles

1 juil 2019 | PAR La rédaction | N°341
La légine est un poisson très prisé en Asie où il s’exporte. De quoi réaliser, pour les armateurs disposant d’un quota, un chiffre d’affaires qui, au total, atteint les 129 millions d’euros. Photo : Alexandre Ogurtsov/Vodolaz

Lorsqu’elle était ministre de l’Outre-mer, Éricka Bareigt avait fait jouer ses relations pour permettre à Réunion Pêche Australe (RPA) de décrocher un premier quota de 100 tonnes de légine à pêcher dans les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) sur un total de 6 150 tonnes autorisées. Le nouveau venu dans le cercle très fermé des pêcheurs de légine n’avait pu ramener que 87 tonnes, insuffisant pour rentabiliser l’opération, mais c’était quand même un exploit, comme le rappelle Fabrice Minatchy, directeur de RPA. Pour y parvenir, il a fallu louer un navire australien basé à Maurice. L’exploit n’a pas pu être réitéré la saison suivante car l’armateur n’a pas souhaité louer à nouveau son navire et RPA est incapable pour le moment de mettre 20 millions d’euros sur la table pour en acquérir un, d’autant plus que la plus grande incertitude règne quant à l’octroi d’un nouveau quota. Pour RPA, le « club très fermé » des armateurs historiques fait tout ce qui est en son pouvoir pour barrer la route au nouveau venu. Fabrice Minatchy parle carrément d’oligopole et dénonce le nouveau plan de gestion de la ressource présenté par les TAAF, qui est entré en vigueur le 1er juillet 2019. Celui-ci prévoit des conditions encore plus drastiques, qui excluent de facto RPA, ne possédant pas de navire et ne pouvant pas en louer un puisque n’étant pas sûr d’avoir un quota. Bref, c’est la légine qui se mord la queue ! 

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