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Rwanda

La peur de l’après-Kagamé

1 juin 2019 | PAR La rédaction | N°340
Succéder à Paul Kagamé, qui dirige le Rwanda d’une main de fer depuis dix-neuf ans, ne sera pas chose aisée. ©Seychelles news

Avec un résultat à l’africaine de 98 % des voix, Paul Kagame a été réélu, sans surprise, pour un troisième mandat de sept ans, lors de l’élection présidentielle de 2017. Ce score « stalinien » cache la forte dépendance du régime à sa personne. Du fait de la nature même du régime, on parle en sciences politiques de démocrature, mot-valise composé de démocratie et dictature qui définit un régime apparemment démocratique - élections régulière, liberté de la presse – mais qui n'est pas en réalité de la vraie démocratie. Et se pose la question de l’alternance. Si le modèle à la gabonaise (où Ali Bongo a succédé à son père Omar) semble aujourd’hui exclu (même si Ange, la fille unique de Paul est devenue sa conseillère), différents noms de caciques du régime sont évoqués dont Louise Mushikiwabo (secrétaire général de la Francophonie) ou encore Donald Kaberuka, ancien président de la Banque africaine de développement (BAD) dont L’Éco austral avait publié le portrait en exclusivité. Longtemps évoqué, le nom de James Kabarebe, l’actuel ministre de la Défense, est aujourd’hui non avenu pour cause de grave maladie.

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