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La politique fiscale dans un contexte général de baisse du PIB

1 fév 2019 | PAR Ignace de Witte | N°336
Mario Draghi, ancien cadre de Goldman Sachs et actuel président de la BCE (Banque centrale européenne), maintient sa politique de taux bas. BCE

Toute politique fiscale se décide en tenant compte du contexte économique international et des perspectives d’évolution. Mario Draghi, ancien cadre de Goldman Sachs et actuel président de la BCE (Banque centrale européenne), a donné une conférence de presse le 13 décembre dernier, à Francfort, au cours de laquelle il a annoncé une bonne et une mauvaise nouvelle. Cette conférence de presse s’est tenue à l’issue de la réunion du Conseil des gouverneurs et était essentiellement consacrée, comme à chaque fois, aux taux directeurs. « Au terme de notre examen régulier de la situation économique et monétaire, nous avons décidé de laisser les taux d’intérêt directeurs de la BCE inchangés », a déclaré Mario Draghi. Ça, c’était la bonne nouvelle. Par capillarité, les taux bancaires devraient eux aussi rester inchangés. La mauvaise s’est glissée un peu plus loin dans son discours, quand il a fait part des projections macroéconomiques de décembre 2018 établies par les services de l’Eurosystème pour la zone euro (19 pays) (*), qui « tablent sur une croissance du PIB annuel en volume de + 1,9 % en 2018, + 1,7 % en 2019, + 1,7 % en 2020 et + 1,5 % en 2021 ». Ces chiffres sont non seulement en baisse, mais elle cette baisse se révèle supérieure à celle annoncée précédemment en septembre.
De son côté, la Banque de France, dans un communiqué intitulé « Projections macroéconomiques » de décembre 2018, qui intègre donc la crise des Gilets jaunes, fait des prévisions de croissance plus encore plus faibles pour la France : + 1,5 % en 2018, + 1,5 % en 2019, + 1,6 % en 2020 et + 1,4 % en 2021, à comparer avec + 2,3 %en 2017. La France ferait donc moins bien que la zone euro et moins bien que l’ensemble du monde : + 3,6 % en 2018, + 3,3 % en 2019,+ 3,4 % en 2020 et + 3,3 % en 2021.
C’est une mauvaise nouvelle car, selon de nombreux dirigeants politiques, il y a un lien entre la croissance et l’emploi.

(*) La zone euro (ZE19) : Belgique, Allemagne, Estonie, Irlande, Grèce, Espagne, France, Italie, Chypre, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Autriche, Portugal, Slovénie, Slovaquie et Finlande. 

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