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Maurice

La seconde vie de l’hôtel Trou aux Biches

1 juin 2016 | PAR La rédaction | N°309
L’hôtel propose 306 suites et 27 villas et ses clients sont particulièrement choyés. Ils peuvent profiter de six restaurants et d’une multitude d’activités. Beachcomber
Hôtel mythique, dont la première version avait vu le jour en 1971, le nouveau Trou aux Biches Resort & Spa, ouvert en novembre 2010, a pris un peu de temps à se (re)faire une clientèle, mais la montée en puissance et en gamme commence à payer.

Brigitte Bardot, découvrant Maurice à l’invitation de Gaëtan Duval, vantait dans les années 70 le couché de soleil du Trou aux Biches. Elle le conseillera même à Jacques Chirac qui avait plutôt tendance à établir ses quartiers au Royal Palm, autre hôtel du groupe Beachcomber.
Ouvert en 1971, dans une première version, le Trou aux Biches ne proposait alors que 75 chambres et 8 appartements, mais il inaugurait la formule des « resorts », ces hôtels de plage qui ressemblent à des villages. Nous en étions aux balbutiements du tourisme à Maurice où l’on ne comptait en 1971 que 22 hôtels. 
 

Brigitte Bardot, découvrant Maurice à l’invitation de Gaëtan Duval, vantait déjà dans les années 70 le couché de soleil du Trou aux Biches. Beachcomber
Brigitte Bardot, découvrant Maurice à l’invitation de Gaëtan Duval, vantait déjà dans les années 70 le couché de soleil du Trou aux Biches. Beachcomber
 

PLUS DE 800 PERSONNES TRAVAILLENT DANS CE VILLAGE

L’établissement allait vite s’agrandir pour atteindre 196 chambres et donner encore plus de notoriété à son nom. Il avait aussi l’avantage de proposer un golf 9 trous, le seul dans le nord de l’île. Au fil des ans, c’est une clientèle fidèle qui le choisissait dont une part non négligeable de Réunionnais. Mais en 2008, le CEO du groupe Beachcomber, à l’époque Herbert Couacaud, prend une décision historique. Il décide de faire un nouveau Trou aux Biches, plus grand et plus luxueux, et n’hésite pas pour cela à sacrifier le golf et à déplacer la route qui mène à l’hôtel. Une véritable révolution qui demandera deux ans de travaux et permettra de profiter pleinement des 35 hectares de terrain pour donner le jour à 306 chambres et 27 villas. Il n’y a d’ailleurs pas à proprement parler de chambres, mais des suites, les plus petites mesurant 63 mètres carrés et les plus grandes 163 mètres carrés (incluant terrasse et piscine). Quant aux villas de deux ou trois chambres, construites à l’emplacement du golf, elles occupent de 206 à 290 mètres carrés en comptant leur piscine et leur terrasse. De quoi plus que doubler le nombre de salariés qui dépassent aujourd’hui les 800. Dans cet immense « resort », on pourrait craindre la surpopulation, mais l’architecte Mico Giraud a su habilement profiter de la végétation et gérer l’espace, ou plutôt les espaces, et a planté un peu partout des piscines, y compris dans les suites supérieures. Au total, on ne compte pas moins de 206 piscines, ce qui doit représenter un sacré travail d’entretien. Mais quand on joue la carte du luxe, on ne lésine pas sur les moyens. 
 

Non seulement l’architecte Mico Giraud a su profiter de l’abondante végétation tropicale, mais il a fait appel à des matériaux naturels comme le bois et la pierre. Beachcomber
Non seulement l’architecte Mico Giraud a su profiter de l’abondante végétation tropicale, mais il a fait appel à des matériaux naturels comme le bois et la pierre. Beachcomber 
 

PLUS DE 60% DE TAUX DE REMPLISSAGE EN 2015

Bien sûr, en montant en gamme, l’hôtel a aussi fait grimper ses prix. Pour une suite junior, sur la base de deux personnes en demi-pension, les tarifs s’échelonnent de 148 à 516 euros par personne selon la saison. De quoi rebuter dans un premier temps certains habitués. Mais en quelques années, l’hôtel a pu reconstituer sa clientèle et la diversifier. Son taux de remplissage a franchi le cap des 60% en 2015. On y trouve de nombreuses nationalités, comme des Portugais et des Sud-coréens, sans parler des Chinois, clientèle émergente, et l’hôtel se trouve bien placé sur le segment des voyages de noces. La suppression du golf a permis, outre l’implantation des villas, d’édifier trois salles de gym, un spa (avec les produits et protocoles Clarins), un club pour les ados et six cours de tennis. Côté gastronomie, les clients sont également choyés. Outre le restaurant principal, le restaurant international et le restaurant de plage spécialisé dans les poissons, ils disposent d’un Thaïlandais, d’un Indien et d’un Italien. De quoi prendre du plaisir en admirant l’un des plus beaux couchers de soleil de l’île.

FATIMA CHUTTO : LA MÉMOIRE
L’Executive Assistant Manager officie au Trou aux Biches depuis trente ans, c’est dire si elle connaît bien son hôtel. Aux petits soins avec les clients, les individuels comme les groupes, rien ne lui échappe. « Nous venons d’accueillir un voyage de presse espagnole, dit-elle avec un sourire. Et nous avons beaucoup de voyages de noces de différentes nationalités. Même des Sud-coréens. On les reconnaît facilement parce que le mari et la femme portent des vêtements assortis. Quand on travaille ici, on voyage sans avoir besoin de prendre l’avion. » Point de nostalgie lorsqu’elle évoque l’ancien Trou aux Biches et ce qu’il est devenu aujourd’hui. « L’architecte Mico Giraud a vraiment su fondre les suites et les villas dans la végétation et les clients peuvent profiter d’une réelle intimité. Mais l’hôtel est resté aussi très familial. »
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La seconde vie de l’hôtel Trou aux Biches

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