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L’Afrique soigne sa fracture numérique avec l’Internet mobile

30 Jan 2014 | PAR La rédaction
Seuls 11% des Africains ont accès à Internet, mais avec le téléphone mobile, la situation est en train de changer. - Stocklib
Dans son nouveau Point de Vue dédié aux enjeux des télécoms en Afrique, le cabinet de conseil BearingPoint (*) rappelle que, sur ce continent, le déploiement de la téléphonie mobile a été l’un des événements majeurs des dernières années. 

Le bilan est flatteur pour l’Afrique avec 160 opérateurs, soit 3 opérateurs par pays.
Rappelons certains chiffres : en 1992, 75% des pays africains n’avaient aucun réseau mobile et les 25% restants étaient en situation de monopole. Cinq ans plus tard, 95% des pays avaient un réseau mobile mais 75% étaient encore en monopole. En 2002, il restait 20% de monopoles, 40% de duopoles et autant de pays avec plus de deux acteurs. Aujourd’hui, le monopole concerne moins de 10% des pays et le duopole 25%, les deux autres tiers ayant trois opérateurs ou plus.

Le déploiement des réseaux 3G, 3,5G et 4G constitue l’enjeu technologique majeur de la décennie en Afrique. Le taux de pénétration des télécoms en Afrique est au niveau de l’accès à l’eau courante (64%) et il est largement supérieur à l’accès à l’électricité (40%) ou à un compte en banque (21%). Cependant, seuls 11% des Africains ont accès à l’internet. Le « Broadband » mobile représente une chance pour les Africains, les opérateurs et les États.

Les différents degrés de maturité des pays africains permettent de distinguer trois groupes :

  1. Le premier groupe correspond aux pays dans lesquels les télécoms sont les plus développés en Afrique. Les taux de pénétration du mobile y sont proches des 100% et le marché mobile est souvent considéré comme ayant atteint un niveau proche de la saturation.
  2. Il existe une deuxième catégorie de pays, dans lesquels la téléphonie mobile a atteint un niveau moins mature (taux de pénétration de plus de 50%) et où de nouveaux usagers télécoms sont en cours de développement. L’Algérie, par exemple, se prépare à des perspectives de croissance importantes, notamment sur l’Internet mobile avec le lancement de la 3G.
  3. Enfin, viennent les pays dans lesquels les télécoms sont en cours de développement et où la pénétration du mobile reste à des niveaux inférieurs à 50%. Par exemple l’Ethiopie dotée d’une population de plus de 80 millions d’habitants, avait un taux de pénétration mobile de 20% en juin 2012.

 

(*) Ce cabinet conseil en organisation et stratégie intervient dans plus de 70 pays à travers 3 350 collaborateurs qui accompagnent des entreprises de tous les secteurs.

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