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L'Angola veut renforcer ses relations bilatérales

Selon le président Dos Santos, Paris doit profiter de l'immense potentiel économique et de l'environnement politique favorable pour investir dans son pays. - Présidence de la République@P.Segrette
Le président angolais José Eduardo Dos Santos a effectué, à l'invitation de son homologue François Hollande, une visite officielle à Paris. Ce déplacement, qui a eu lieu du 28 au 30 avril, revêt un caractère exceptionnel et traduit la volonté des deux chefs d'État de donner une nouvelle impulsion aux relations franco-angolaises.

Signe de l'intérêt de Luanda pour cette visite, la délégation présidentielle était composée des ministres des Affaires étrangères, Georges Chikoti, du Pétrole, Botelho de Vasconcelos, de l'Enseignement supérieur, Adão do Nascimento et du ministre d'État Edeltrudes Costa.
José Eduardo Dos Santos et François Hollande ont, tout d'abord, particulièrement évoqué les questions de paix et de sécurité en Afrique.

La sécurité en Afrique au cœur des discussions

Concernant la situation en République centrafricaine (RCA), ils se sont félicités des appuis internationaux apportés au gouvernement de transition, en particulier par l'Angola et la France, qui permettent un redémarrage progressif des services publics dans ce pays. Ils ont salué les résultats obtenus par la force de l'Union africaine (Misca) et la force française Sangaris, tout en insistant sur la nécessité de poursuivre les efforts engagés pour la protection des civils.
Les présidents français et angolais lancent un appel au reste de la communauté internationale, afin que la RCA puisse bénéficier d'un soutien suffisant pour faire face à la crise humanitaire qui la frappe depuis plus d'un an. Ils estiment également nécessaire que les Nations unies prennent dès aujourd'hui les mesures nécessaires à la pleine opérationnalité de sa force, en prévision de son déploiement le 15 septembre prochain.
Concernant la République démocratique du Congo (RDC), les deux présidents ont marqué leur satisfaction face aux progrès observés dans l'Est du pays. La création début 2013 d'une brigade africaine d'intervention au sein de la Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco), dotée d'un mandat plus robuste, a montré une évolution positive dans la conception des opérations de maintien de la paix et a fait la preuve de son efficacité.
Les deux chefs d'État ont, également, évoqué la situation dans le Golfe de Guinée et indiqué leur volonté de combattre la piraterie et la criminalité transnationale, en renforçant leur coopération en matière de sécurité maritime. Mais le volet le plus important de cette rencontre a été celui des relations économiques.

Accroissement des investissements croisés


José Eduardo Dos Santos et François Hollande ont souligné que le processus de diversification de l'économie angolaise ouvrait la possibilité d'un accroissement des investissements croisés des entreprises des deux pays, dans un esprit de réciprocité. Afin de promouvoir ce partenariat entre entreprises, un travail technique conjoint sera entrepris pour faciliter la mobilité professionnelle.
Les deux présidents se sont félicités du bon déroulement de la coopération dans le domaine de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, et se sont réjouis de la signature d'un accord entre les deux gouvernements sur ce sujet.
La France est un partenaire important en Angola et l'un des pays qui investissent dans l'économie angolaise. La compagnie pétrolière Total est en avance dans la production de « l’oil brut » et a récemment annoncé de nouveaux investissements.

Forum des hommes d'affaires français


La visite officielle a pris fin avec un forum d'affaires, qui a réuni des représentants de grandes entreprises françaises, y compris celles qui opèrent déjà dans le pays et d'autres qui ont exprimé leur intérêt à investir en Angola .
Selon le chef d'État angolais, Paris doit profiter de l'immense potentiel économique et politique favorable à l'investissement ainsi que le cadre institutionnel et juridique de son pays.
« Nous pensons qu'il est extrêmement important que la position des investisseurs étrangers à établir de véritables partenariats avec des investisseurs angolais avec des avantages réciproques, impliquant, outre l'investissement de capital, le transfert de savoir, de technologie et la participation croisée », a-t-il déclaré.
José Eduardo dos Santos a assuré que l'Angola a l'intention d'élargir la coopération avec la France et les potentiels en ressources naturelles sont un facteur important dans la poursuite de l'activité économique dans les secteurs primaire et secondaire.
Il a souligné qu'en plus de ces caractéristiques, il est également un climat favorable à l'investissement et la croissance économique.
« Comme vous le savez, mon gouvernement angolais a également exécuté avec succès son programme de réforme économique, qui repose sur deux piliers principaux. D'une part, la consolidation de la stabilité macro-économique, en particulier le contrôle de l'inflation. D'autre part, un programme ambitieux d'investissement public de réhabilitation, de modernisation et d'expansion des infrastructures dans l'enseignement, la santé, le logement, l'assainissement, les transports routiers, les chemins de fer, les ports, les aéroports, l'énergie et l'eau ».
Et le président José Eduardo Dos Santos de préciser « qu'il s'agit d'un programme financé par l'État, mais qui n'exclut pas la participation du secteur privé ».

À l'issue de cette visite officielle, le chef d'État angolais a remercié François Hollande pour son accueil chaleureux et invité son homologue à effectuer une visite dans son pays.

Les relations économiques entre la France et l’Angola

La France est le 8ème partenaire de l’Angola, à la fois comme fournisseur et comme client.
En 2012, le commerce bilatéral entre les deux pays s’est élevé à 1,47 milliard d’euros, en net ralentissement depuis 2008 où il avait atteint le niveau record de 3,2 milliards d’euros. Cela s’explique par la forte diminution des importations françaises, constituées à 97% d’hydrocarbures. Les échanges commerciaux franco-angolais se caractérisent en effet par un déficit structurel, au détriment de Paris, en raison même de sa forte dépendance vis-à-vis des hydrocarbures angolais, même si le déficit s’est nettement réduit en 2012. L’Angola constitue le 36ème déficit commercial de la France et représente son 69ème débouché à l’exportation.
D’après les douanes angolaises, la France était, en 2012, le 8ème fournisseur de l’Angola, en livrant 3,8 % des importations angolaises, loin derrière le Portugal (18,9 %), la Chine (11,8 %) et les États-Unis (7,6 %). Les exportations françaises se sont élevées, elles, à 543,9 millions d’euros, soit une baisse de 7 % par rapport à 2011 (pic atteint en 2010 : 634,9 millions d’euros).
Tous secteurs confondus, l’Angola était le 58ème fournisseur de la France (52ème en 2011) et le 4ème en Afrique subsaharienne (3ème en 2011) après le Nigeria, la Guinée équatoriale et le Ghana.

(source : ambassade de France en Angola)

 

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