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Réunion

Le Club de l’Immobilier veut attirer de gros investisseurs institutionnels

1 avr 2019 | PAR Ignace de Witte | N°338
Laurent Guerrier, président du Club qui regroupe une trentaine d’acteurs économiques. ©Droits réservés

« Avec 860 000 habitants, La Réunion est l’équivalent de la troisième plus grande ville de France (Marseille sans sa zone urbaine NDLR), mais les gros acteurs de l’investissement immobilier, en particulier les compagnies d’assurance, n’y sont pas présents. Ce n’est pas normal. » Laurent Guerrier, à la tête de la filiale de promotion immobilière et d’investissement du groupe de BTP Colas et président du Club de l’Immobilier de La Réunion, veut y remédier. Et pour cela, le Club vient d’organiser, le 4 avril, la première nuit de l’immobilier à l’hôtel Lux de Saint-Gilles-Les-Bains. Un événement qui a attiré plus de 600 personnes. Il faut dire qu’il y avait, en têtes d’affiche, la présence de Frédéric Bol, président du directoire de Swiss Life REIM, l’un des plus gros investisseurs du secteur en Europe, et de Fabrice Alimi, président de la fédération française des clubs de l’immobilier, qui ont pu découvrir le territoire et certains projets exemplaires.

Stratégie réseau

Le club réunionnais a été créé il y a près de trois ans, à l’instigation de Laurent Guerrier. Il est aussi à l’origine, avec quatre autres clubs, de la création de la fédération française en janvier 2019. Une stratégie de réseau qui consiste à réunir une fois par mois de gros acteurs économiques de l’île : promoteurs, constructeurs, financiers, mais aussi professionnels de la communication, juristes ou encore investisseurs, tels que des enseignes de de La Réunion organise un petit déjeuner où il invite un « grand témoin », une personnalité du monde économique ou politique. Car l’association veut aussi être une force de proposition sur des sujets importants comme les normes et promouvoir La Réunion en faisant venir des acteurs de l’extérieur grâce à ses sponsors tels qu’Air Austral et l’hôtel Lux. La nuit de l’immobilier en a été une belle démonstration. 

Les taux n’ont jamais été aussi bas
Avec un taux de 1,55 % sur 20 ans, le coût du crédit pour 206 500 euros empruntés est d’à peine 32 727 euros. Concrètement : à revenu égal, on peut emprunter une somme plus importante et des personnes qui ne pouvaient pas emprunter il y a un an, maintenant le peuvent. De fait, le nombre de demandes de crédit explose : + 10 % en un an. Le taux de 1,55 % est une moyenne nationale (calculée par meilleurtaux.com), les taux pratiqués oscillent entre 1 % et 3 %, en fonction du profil de l’emprunteur. 
Plusieurs phénomènes accompagnent la baisse des taux. Tout d’abord, la différence entre le taux sur 25 ans et sur 20 ans étant minime (en moyenne 1,75 % contre 1,55 %), la durée moyenne des crédits contractés s’allonge, les ménages souhaitant diminuer leurs mensualités pour conserver un « reste à vivre mensuel » plus élevé. Il va sans dire que les seniors ont moins de facilité à obtenir un prêt sur une plus longue durée (ou à un tarif d’assurance très élevé).
Deuxième conséquence, la concurrence entre les banques est toujours aussi forte et elles savent qu’il n’y a rien de mieux qu’un crédit immobilier pour fidéliser un client ou le récupérer. Elles sont donc prêtes à faire des efforts, mais dans certaines limites car si les taux baissent, le taux d’usure pour un crédit sur 20 ans baisse aussi : il est de 3,01 % depuis le 31 décembre 2018 et les banques refusent par conséquent certains dossiers qui « passaient » il y a un an.
Troisième conséquence : la baisse des taux a un effet pervers, les prix de l’immobilier augmentent.
Plus que jamais, les emprunteurs doivent regrouper leurs crédits et solliciter l’aide d’un bon courtier, qui va plus rapidement faire le tour de tous les organismes de crédit et obtenir la meilleure offre. 
Aux dernières nouvelles, la BCE (Banque centrale européenne) n’a pas l’intention de remonter ses taux directeurs en 2019 et ces taux historiquement bas devraient se maintenir toute l’année.
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