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France

Le communisme bouge encore

1 oct 2017 | PAR Alain Foulon | N°323

Il y a un siècle, la Russie tombait sous l’emprise violente du communisme qui allait essaimer un peu partout dans le monde, entraînant des conflits de toutes sortes, des famines et des massacres allant jusqu’au génocide (comme au Cambodge). On estime que cette idéologie mortifère, héritière de la Révolution française et de sa Terreur, est responsable de la mort de plus de 100 millions de personnes. Puisque nous sommes en 2017, ce funeste anniversaire est l’occasion de le rappeler… et de s’étonner que le communisme bouge encore alors qu’on le croyait mort et enterré. 

NOS SOCIÉTÉS SONT DEVENUES SCHIZOPHÈNES

Bien sûr, il y a la Corée du Nord, véritable carricature d’une « démocratie populaire » alliée au culte de la personnalité. Mais surtout, il y a encore des tribuns qui s’inspirent du communisme et ont la cote, comme Jean-Luc Mélenchon qui se rêve en Hugo Chavez français et voit dans Cuba un modèle. Dans le concert politique actuel, particulièrement inaudible, certains en font même l’opposant principal au pouvoir en place. C’est dire à quel vide et à quel désespoir nous en sommes arrivés, quand on voit le nombre de voix que le tribun Mélenchon a pu rassembler sous son nom à la dernière élection présidentielle, et notamment à La Réunion. Au secours, ils sont devenus fous ! Oui, franchement, nos sociétés sont devenues schizophènes et l’insularité n’arrange pas les choses. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le penseur Friedrich Nietzsche avait annoncé la mort de Dieu et la montée en puissance de l’État, ce « monstre froid », puis, fatalement, les idéologies mortifères du XXe siècle ont signé la mort de l’homme. 

IL FAUT REDONNER DU SENS AU TRAVAIL

Il nous faut maintenant revenir aux valeurs et retrouver le sens du sacré, en finir avec les monstruosités du transhumanisme, de la pornograhie et du nivellement par le bas. Redonner du sens au travail en arrêtant de penser que les robots et l’intelligence artificielle vont l’abolir. Comme le montre Nicolas Bouzou dans son livre « Le travail est l’avenir de l’homme » (*), les craintes sur la fin du travail apparaissent à chaque période de mutation de l’économie. Mais, en réalité, les nouvelles technologies devraient fournir du progrès et des emplois si l’on sait réformer en profondeur nos marchés du travail et nos systèmes de formation. « Jouons au plus fin avec l’intelligence artificielle : elle ne sait pas que, tant que l’homme travaillera, c’est lui qui sera le maître du monde...», écrit Nicolas Bouzou. Faute de quoi, nos sociétés ne seront constituées que d’esclaves n’ayant d’autre fonction que de consommer et de penser selon la norme en vigueur. Ce serait le « Meilleur des mondes », fort bien décrit par Aldous Huxley dès 1932. Un monde où l’homme ne naît plus de l’union de ses parents mais se trouve artificiellement fécondé. Et dans les salles de conditionnement, chaque enfant subit les stimuli qui plus tard feront son bonheur. 

LE PIRE N’EST JAMAIS CERTAIN

Vingt ans après la parution de son livre, Huxley estimait que ses prédictions étaient en passe de se réaliser (et nous n’étions qu’en 1952). « Il semble pratiquement possible que cette horreur s’abatte sur nous dans le délai d’un siècle. Du moins, si nous nous abstenons d’ici là de nous faire sauter en miettes… Nous n’avons le choix qu’entre deux solutions : ou bien un certain nombre de totalitarismes nationaux, militarisés, ayant comme racine la terreur de la bombe atomique, et comme conséquence la destruction de la civilisation (ou, si la guerre est limitée, la perpétuation du militarisme) ; ou bien un seul totalitarisme supranational, suscité par le chaos social résultant du progrès technologique. » Une vision pessimiste qui oublie cette vertu fondamentale qu’on appelle l’espérance et la liberté dont l’homme peut encore user s’il refuse les chaînes de tous types (y compris les chaînes de télévision) qu’on veut lui faire porter. À son niveau, l’entrepreneuriat est une façon d’user de cette liberté si toutefois on ne l’étouffe pas avec une réglementation abusive. Bon, maintenant, vous pouvez toujours aller vivre à Cuba ou en Corée du Nord. C’est votre liberté !

(*) Les éditions de l’observatoire, septembre 2017.

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