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Le développement des potentiels est-il « également » réparti ?

4 mai 2014 | PAR La rédaction | N°285
La culture d’entreprise est sans doute un facteur qui peut favoriser la recherche et l’exploitation de la « VOCATION » des salariés. - Stocklib©Dusit Panyakhom
Cette question m’a été posée plusieurs fois par des dirigeants d’entreprise ou des directeurs des ressources humaines. Une question légitime puisque certaines personnes semblent mieux évoluer que d’autres. Mais il est possible de corriger ces disparités.

Un Pdg m’a demandé un jour de réaliser une étude pour comprendre pourquoi certaines personnes entrées dans son entreprise au même niveau et au même poste pouvaient, quelques années plus tard, atteindre des niveaux de réussite très différents. Et cela concernait tous les types de diplômes et de métiers. Au départ de cette étude, je pensais que c’était la capacité de communication des personnes qui se trouvait à l’origine de telles différences. Mais c’est bien autre chose que j’ai découvert : LA CAPACITÉ DE REMISE EN QUESTION. Comment cela se manifeste-t-il ? C’est dans les épreuves qu’on peut sans doute le mieux mesurer cette capacité. Éprouvées, certaines personnes rebondiront et d’autres resteront bloquées. Les potentiels seraient-ils alors l’apanage d’une minorité de personnes ? La réalité me semble toute autre. En fait, je considère que tout être humain possède une capacité de décision et un libre-arbitre, c’est d’ailleurs sans doute cette capacité-là qui est l’une des plus grandes caractéristiques de la gente humaine. 

Il est important de savoir s'orienter 

J’ai l’habitude de comparer une trajectoire de vie humaine à un réseau routier très dense. Imaginons que nous soyons dans un hélicoptère au-dessus de la région de Los Angeles ! Que voyons-nous ? Un dédale de routes, d’autoroutes, d’embranchements, d’échangeurs, de carrefours, à perte de vue. Une trajectoire de vie peut être comparée à cette vision. Nous sommes très souvent confrontés à de nombreux choix de direction, nous pouvons à chaque fois aller au Nord, au Sud, à l’Est ou à l’Ouest… Et chaque choix n’est pas sans conséquence. Certains choix vont clairement développer les capacités des hommes, d’autres moins ou pas du tout. Et ce questionnement sur la direction à prendre nous suit toute notre vie. Nous pouvons à tout moment faire de bons ou de mauvais choix. Comment alors faire en sorte d’être le plus souvent possible dans « le bon sens », celui du développement de ses potentiels ? À ce jour, je n’ai pas trouvé mieux que le concept de « VOCATION » pour répondre uniformément à cette question. Je me définis souvent comme un chercheur en matière d’analyse des motivations et talents de fond des hommes. Je tente de « sonder » leurs profondeurs à l’instar des géologues qui forent le sol toujours plus profondément pour découvrir des richesses énergétiques. À force de forer et sonder, ces géologues finissent par atteindre une couche pétrolifère ou aurifère…


Chaque personne possède une vocation  


J’ai l’impression d’avoir moi aussi un jour découvert une telle couche très riche de l’être humain quand j’ai mis en exergue le concept de « VOCATION » en 2005. Depuis ce jour, je travaille pour comprendre de mieux en mieux ce concept et j’ai d’ailleurs fondé une association sur ce thème avec des clients et partenaires. Ensemble, nous réfléchissons à ce concept, à ses applications et à la façon de le déployer. Par ailleurs j’essaie de découvrir comprendre et appliquer la « VOCATION » des personnes que j’accompagne. Je considère que chaque personne possède une « VOCATION ». Se pose alors deux questions : comment la découvrir et comment l’exploiter ? On peut sans doute découvrir « par hasard » des éléments vocationnels, on peut aussi les découvrir avec des experts dont je fais partie. On peut les exploiter « tout seul » à l’occasion de changements dans sa vie comme on peut aussi « provoquer » leur exploitation avec l’aide d’experts dans ce domaine.
La culture d’entreprise est sans doute un facteur qui peut favoriser la recherche et l’exploitation de la « VOCATION ». À ce titre, sans vouloir les nommer, je connais des entreprises particulièrement sensibles au développement des potentiels des Hommes.
Mais, même si l’environnement culturel peut favoriser ou pas l’éclosion de sa Vocation, cette responsabilité me semble revenir en priorité à chaque personne. DÉCIDER d’exploiter le plus possible sa « VOCATION » est sans doute le chemin le plus sûr pour prendre l’habitude de la REMISE EN QUESTION et, par là, du développement de ses potentiels. 

 

Bernard Alvin

Bernard Alvin est à la tête de son propre cabinet, Bernard Alvin Conseil, fondé en 1995 et spécialisé dans l’accompagnement des hommes dans le domaine du développement des potentiels. Bernard Alvin a « coaché » ses premiers cadres et dirigeants dès 1991, faisant figure de pionnier avant que n’arrive la mode du coaching. Cherchant à aller plus loin, il fera émerger le concept de « management vocationnel » à partir de 2005. Il a pratiqué son métier en France métropolitaine, dans les DOM-TOM et dans plusieurs pays dans le monde, dont le Brésil. Il intervient en effet en français, en anglais et en portugais. 



 

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