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Océan Indien

Le Japon veut renforcer sa présence

1 aoû 2017 | PAR La rédaction | N°321
Venue en force, une délégation japonaise s’est rendue à Madagascar du 22 au 25 juillet, puis à Maurice le 26 juillet. DR


Le « pays du soleil levant » vient d’ouvrir, début 2017, une représentation à Maurice, qui dépendait jusqu’alors de l’ambassade de Madagascar. L’ambassadeur japonais devait prendre son poste à la mi-août. En attendant, une forte délégation, composée de 80 personnes et conduite par Shinsuke Suematsu, ministre délégué auprès du ministère du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme, s’est rendue à Madagascar du 22 au 25 juillet et le 26 juillet à Maurice. Dans ses rangs, pas moins de 31 entreprises japonaises étaient représentées, du secteur de la construction mais aussi de l’ingénierie et de la finance. Une conférence a d’ailleurs été organisée, à Tananarive, sur les infrastructures de qualité pour le développement durable à Madagascar. Un protocole d’accord en matière de coopération a été signé entre les représentants des deux pays. Après les projets d’extension du port de Tamatave (351 millions d’euros), d’amélioration du schéma directeur de développement de l’axe économique Tananarive-Tamatave (Tatom) (2,98 millions d’euros) et de réhabilitation du système d’irrigation dans le lac Alaotra (23,4 millions d’euros), la quête de contrats de partenariat avec le secteur public et/ou privé malgache est désormais de mise. Rappelons aussi que le Japonais Sumitomo Corporation est désormais le premier partenaire du site minier d’Ambatovy, qui exploite du nickel et du cobalt dans la région de Tamatave, avec 47,7% des parts du consortium qui l’associe au Canadien Sherritt et au Coréen Kores. Une association économique Madagascar–Japon (AEMAJA) a également été lancée à l’initiative d’entreprises malgaches et japonaises. À Maurice, un mémorandum a été signé avec le ministre des Infrastructures publiques, Nando Bodha. L’idée, pour le Japon, prêt à investir jusqu’à 2 milliards de dollars dans les infrastructures, est de faire de Maurice une plateforme pour l’Afrique. Une réunion de travail a été organisée au Board of Investment (BOI) à laquelle ont participé 13 entreprises japonaises. Ces dernières recherchent des opportunités de développement dans l’océan Indien. Lors de la 6ème conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad), qui s’est déroulée les 27 et 28 août 2016 à Nairobi, au Kenya, le Japon s’est engagé à investir 30 milliards de dollars en Afrique, dont 10 milliards pour le développement des infrastructures. Dans certains cas, des partenariats sont envisagés entre des entreprises japonaises et des entreprises chinoises. Comme quoi la concurrence entre les deux pays n’interdit pas certains rapprochements. 

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