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Le management vocationnel a du potentiel !

1 avr 2018 | PAR Bernard Alvin | N°328
Si on n’entretient pas son potentiel, si on ne le développe pas, il y a toutes les chances pour qu’on ne soit plus « employable » ou « compétitif ». Car le monde bouge autour de nous, et nous avons beaucoup de « concurrents », dont le premier est souvent nous-mêmes…

Récemment, j’ai lu un article qui défendait l’idée que le « potentiel » n’est pas une donnée innée ou statique : le potentiel est au carrefour de capacités de leadership, de flexibilité et d’ambition. Par conséquent, l’erreur la plus commune consiste à trouver du potentiel à tout collaborateur très performant dans un domaine ou d’estimer que l’excellente maîtrise d’un certain nombre de compétences (à défaut d’autres) est suffisante.
À mettre en relation avec cette évaluation que « seuls 29 % des top performers sont des hauts potentiels », selon une source du Corporate Executive Board (CEB), l’organisme américain qui conçoit des programmes destinés à développer les potentiels des managers. Cette réflexion m’a interpellé car je vois très souvent des entreprises (plutôt des grandes) utiliser des services de détection des potentiels, en se basant sur le « palmarès » passé des cadres, sans tenir compte de la capacité que nous avons tous à évoluer.

Éviter les trous d’air

J’ai souvent vu des cadres ou managers ayant mené jusqu’ici un parcours moyen, faute d’avoir pu révéler leurs potentiels. Après les avoir accompagnés, ces mêmes personnes sont devenues brillantes et ont affiché beaucoup de potentiels. Elles ont débloqué ce qui limitait l’expression de leurs potentiels. 
Il y a un autre paramètre qui compte, c’est notre environnement de travail. L’entreprise dans laquelle on évolue peut ne pas favoriser l’éclosion de nos potentiels, voire même les freiner. Et au niveau « micro-économique », une personne peut se retrouver « bloquée » parce qu’elle est actuellement sous le management de M. ou Mme X et qu’on a une relation médiocre avec lui ou elle. Ou pour changer d’échelle d’analyse, parce que l’entreprise dans laquelle on travaille est « has been ».
La vraie question devient alors : comment faire pour continuer à progresser, pour continuer à être au top de notre professionnalisme, pour éviter les trous d’air ou les pentes déclinantes ? Et c’est là que la question de la « vocation » présente toute son importance !
La vocation est une merveilleuse démarche pour entretenir et même développer continuellement son professionnalisme. En s’appuyant sur son axe vocationnel, on peut capitaliser sur ses acquis et éviter les baisses de régime ; on peut aussi se renouveler et se fixer de nouveaux challenges pour nous tirer constamment vers le haut ! C’est sans doute également la meilleure façon d’éviter de subir les environnements changeants qui eux nous tireraient vers le bas. 

Révolution du développement durable

Comme nous avons tous une vocation et que chacune contient des trésors d’évolution, voilà une bonne « garantie » pour éviter toute régression et surtout pour continuer à avancer dans la vie. Sachant qu’en plus ce type d’évolution s’accompagne d’un surcroît de bonheur puisque nous allons dans le sens de toujours plus s’épanouir.
Verra-t-on demain un classement des managers pratiquant le management vocationnel, ou des entreprises ayant le plus recours à lui, voire des pays ? Cela signifierait que notre monde continuerait à s’enrichir dans tous les sens du terme, économique et humain. Cette perspective n’a rien d’utopique si je me réfère au nombre de cadres et managers que j’ai amenés à se développer en pratiquant cette démarche.
Peut-être verra-t-on un jour des politiques décidés à proposer le management vocationnel pour tous leurs concitoyens ! Peut-être sera-ce la prochaine révolution après la révolution numérique : la révolution du développement durable des femmes et des hommes !
Bernard Alvin

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