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Madagascar

Le ministre du tourisme vise un million de touristes en 2020

Pour l’instant, les quelque 5 000 kilomètres de côtes malgaches sont encore peu exploitées et représentent un énorme potentiel, à condition de développer des infrastructures. - PYB
Après un salon international du tourisme plutôt réussi, le ministère du Tourisme a présenté sa stratégie pour redynamiser le secteur et atteindre un objectif ambitieux puisqu’il s’agit de multiplier par quatre le nombre actuel de visiteurs.

Passer de 256 000 touristes en 2013 à un million en 2020. Le défi est de taille pour Benjamina Ramarcel Ramanantsoa, ministre du Tourisme et, pour le relever, il compte sur la stratégie de développement présentée aux partenaires de son ministère le 15 juillet dernier. En plus de l’écotourisme et du tourisme balnéaire, les villages culturels authentiques vont être la nouvelle base de développement du secteur et la tendance au cours de ces six prochaines années. En effet, cadrant avec le tourisme durable prôné par l’Organisation mondiale du Tourisme (OMT), ce concept va être adopté afin de mieux mettre en valeur la diversité de la population malgache et ses richesses culturelles.

UNE SÉRIE DE MESURES

Le Premier ministre Roger Kolo a confirmé cet objectif ambitieux et sa volonté d’apporter le soutien nécessaire, tout en proposant au ministère du Tourisme une obligation de résultat. Les textes règlementaires vont ainsi être mis en adéquation avec les normes internationales, le code du tourisme devant répondre aux exigences actuelles. L’environnement doit se révéler accueillant et sécurisé. Les polices du tourisme seront déployées sur les sites majeurs de la Grande île comme Fort Dauphin, Isalo, Morondava, Nosy Be et Sainte Marie.

De gauche à droite : Ryuhei Hosoya, ambassadeur du Japon à Madagascar, John Opondo, représentant du groupe japonais HIS et Benjamina Ramarcel Ramanantsoa, ministre du Tourisme, avec ses conseillers. HIS est un conglomérat qui est aussi leader dans le secteur du tourisme avec 213 agences au Japon où il fait voyager annuellement 4 millions de personnes. Déjà présent dans 85 pays, HIS prévoit de s’implanter à Madagascar en 2014. - Ministère du Tourisme

De gauche à droite : Ryuhei Hosoya, ambassadeur du Japon à Madagascar, John Opondo, représentant du groupe japonais HIS et Benjamina Ramarcel Ramanantsoa, ministre du Tourisme, avec ses conseillers. HIS est un conglomérat qui est aussi leader dans le secteur du tourisme avec 213 agences au Japon où il fait voyager annuellement 4 millions de personnes. Déjà présent dans 85 pays, HIS prévoit de s’implanter à Madagascar en 2014. - Ministère du Tourisme

Les investisseurs nationaux et étrangers sont évidemment incontournables pour développer les infrastructures et faire venir des enseignes internationales qui, bien souvent, n’investissent pas dans les murs mais se contentent d’une gestion hôtelière. Le gouvernement malgache s’engage à appuyer tous les dossiers qui tiennent la route. Il est décidé aussi à renforcer les ressources humaines du secteur en finalisant la « stratégie de développement des compétences pour les métiers du tourisme ». L’Institut national du tourisme et de l’hôtellerie (INTH) connaîtra une restructuration en tant que centre de formation des formateurs et sera déployé dans les zones où les potentiels en ressources humaines et touristiques sont forts.

UN BUDGET REVU À LA HAUSSE

Pour mettre en œuvre sa stratégie, le ministère du Tourisme estime ses besoins à 7,4 millions d’euros. Une somme qui reste encore à trouver car contrairement à l’île Maurice, où le budget alloué au tourisme est de l’ordre de 22 millions d’euros, Madagascar n’y a consacré que de 220 000 à 368 000 euros auparavant. Benjamina Ramanantsoa se montre néanmoins optimiste. Une augmentation du budget de son ministère sera en effet inscrite dans la Loi de finance rectificative avant sa validation en conseil de gouvernement et son adoption par le Parlement. De plus, la perception des vignettes touristiques va être améliorée avec la mise en place de la Direction générale de la régulation auprès du ministère du Tourisme. Enfin, les partenaires techniques et financiers comme la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Agence française de développement (AFD) ont exprimé une volonté manifeste de contribuer à la réussite de ce projet. La CBI Hollande, une agence du ministère des Affaires étrangères néerlandais dont la mission est de contribuer au développement économique équitable des pays du Sud, a déjà annoncé qu’elle apporterait 736 000 euros au titre de sa participation.


 

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