Green

Réunion

Le nouveau défi du photovoltaïque avec l’autoconsommation

Il est maintenant possible d’agir sur différents types de coûts, par des automatismes, des fonctions programmables et de la prédiction solaire, pour optimiser encore la rentabilité des installations. Stocklib/tomwang
Devenue peu chère et facile à déployer, cette énergie renouvelable entre dans une nouvelle ère de professionnalisation. Il s’agit maintenant de favoriser le plus possible l’autoconsommation.


L’horizon s’éclaircit pour les solaristes réunionnais qui s’attendent à l’annonce de nouveaux tarifs d’achat de l’électricité d’origine photovoltaïque par le gestionnaire du système électrique insulaire. Voilà plus de six ans qu’un moratoire sur ces tarifs a causé un coup d’arrêt à la filière photovoltaïque de l’Outre-mer. « Depuis ce moratoire, nous avons connu des régimes défavorables et l’absence d’obligation de rachat par le gestionnaire de réseau au-dessus de 3 kilowatt-crête de puissance installée, rappelle Patrice Galbois, gérant de Corex Solar. Il semblerait que cette obligation d’achat soit rétablie, mais à des tarifs relativement bas. Néanmoins, l’investissement redevient intéressant si le tarif d’achat régulier se confirme être désormais de 18 centimes d’euros par kilowatt/heure, au lieu de 12 centimes actuellement. » Concernant des centrales photovoltaïques d’un maximum de 100 kilowatt-crête de puissance installée, la tarification s’adresse à des installations résidentielles, tertiaires ou de petit industriel, pouvant couvrir jusqu’à 1 000 mètres carrés de toiture. Le tarif d’achat attendu serait de 21,6 centimes d’euro entre 0 et 9 kilowatt-crête, de 19,8 centimes jusqu’à 36 kilowatt-crête et de 18 centimes jusqu’au plafond de 100 kilowatt-crête. « Cela devient un investissement rentable et durable, d’autant plus que l’on abandonnerait l’obligation d’intégrer en toiture », précise Patrice Galbois. De conception plus simple, le système surimposé protège mieux la toiture tout en évitant d’importants surcoûts. 

LE COÛT DU STOCKAGE DIMINUE PROGRESSIVEMENT

Le choix de l’autoconsommation est de plus en plus fréquent pour les investisseurs. 45% des centrales résidentielles, subventionnées par le « chèque photovoltaïque » de la Région Réunion, fonctionnent en autoconsommation, avec ou sans stockage d’énergie. « L’autoconsommation devrait aussi faire son entrée dans l’habitat collectif, pense Patrice Galbois. Le collectif permet de mutualiser les installations, les onduleurs, les batteries et de générer de l’économie pour tout le monde. Il y a un champ d’expérimentation à mettre en œuvre pour favoriser le plus possible l’autoconsommation plutôt que la revente qui est soumise à des aléas réglementaires qu’on ne maîtrise pas. » Le tertiaire au sens large, la grande distribution et la logistique froid peuvent en bénéficier avec l’avantage de produire de l’énergie verte à un coût définitivement connu sur une quarantaine d’années, préservant de la hausse des tarifs de l’électricité. « L’énergie solaire est la plus construite et la plus rapide à mettre en œuvre. Son inconvénient est l’intermittence, mais le coût du stockage diminue progressivement », analyse Patrice Galbois. Il est maintenant possible d’agir sur différents types de coûts, par des automatismes, des fonctions programmables et de la prédiction solaire, pour optimiser encore la rentabilité des installations. 

Réagissez à cet article en postant un commentaire

 

Réunion

Le nouveau défi du photovoltaïque avec l’autoconsommation

 L’horizon s’éclaircit pour les solaristes réunionnais qui s’attendent à l’annonce de nouveaux tarifs d’achat de l’électricité d’origine photovoltaïque par le gestionnaire du système électrique insulaire. Voilà plus de six ans qu’un moratoire sur ces tarifs a causé un coup d’arrêt à la filière photovoltaïque de l’Outre-mer. « Depuis ce moratoire, nous avons co...