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Le nouveau gouvernement de Manuel Valls oublie la mer

4 avr 2014 | PAR La rédaction | N°285
Le secteur de la mer est l'un des atouts majeurs pour l'avenir de la France avec ses 305 000 emplois directs et ses 65 milliards de valeur de production. - Stocklib
Alors qu’on s’accorde à dire que l’économie de la mer présente un potentiel énorme de développement, elle est étrangement absente des grands ministères annoncés par le nouveau Premier ministre français.

Le mot « mer » n’apparaît pas une seule fois dans la composition du gouvernement français. Le Cluster maritime français (CMF) s’en est ému. Pour cette organisation, qui regroupe les entreprises impliquées dans ce secteur, « il est plus que temps, à l'ère de la maritimisation du monde, que l'État non seulement montre qu'il a compris que ce grand et dynamique secteur de notre économie est l'un des atouts majeurs pour l'avenir de notre pays avec ses 305 000 emplois directs, ses 65 milliards de valeur de production, ses professionnels reconnus partout dans le monde, sa résilience à la crise en Europe, ses conquêtes à l'international, ses acteurs à la pointe de nombre de combats aussi bien sur le plan du développement durable que de l'emploi, ses leaders engagés dans l'émergence des grandes filières du futur (des Énergies marines renouvelables (EMR) aux grands fonds marins en passant par les biotechnologies)... ».
Le CMF a du mal à comprendre, et n'accepte pas, que la mer soit absente des priorités affichées au moment où est publiée la première liste de ministres du gouvernement Valls. Fidèle à sa position constante et bien connue, fondée sur la nécessité de l'existence à la fois d'un niveau interministériel fort (Secrétaire général de la mer membre du cabinet du Premier ministre) et d'un ministre fort officiellement en charge de la mer, le Cluster espère qu'une correction sera apportée très prochainement.
Une solution pourrait être l'annonce d'un ministère délégué ou d'un secrétariat d'État « plein », politiquement fort et disposant des moyens lui permettant de mener une véritable politique maritime. Dans cet esprit, le CMF rappelle le soutien qu'il avait apporté, lors de la constitution du premier gouvernement Ayrault, à la décision - éphémère hélas - de créer un ministère « de l'Économie maritime ». Mais le plus important est naturellement que le ministre « en charge » dispose de l'autorité voulue tant sur les services qu’au sein du gouvernement lui-même, lui permettant de prendre ou de faire appliquer enfin (et au moins) les décisions régaliennes urgentes dont les professionnels maritimes français ont besoin pour avancer et faire gagner leur pays : piraterie, ravitaillement de la France en produits énergétiques, simplifications administratives pour les EMR, plus grande lisibilité dans les dispositions réglementaires et légales, sans oublier les nombreux dossiers particuliers inexplicablement en souffrance.

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