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Le pari de l’électrique difficile pour les poids lourds

31 oct 2021 | PAR La rédaction | N°362
Loïc Herenger (à g.), directeur général, et Pascal Chane-Waï, directeur commercial de Bamytrucks (Groupe Bernard Hayot)
Loïc Herenger (à g.), directeur général, et Pascal Chane-Waï, directeur commercial de Bamytrucks (Groupe Bernard Hayot) qui représente DAF et Iveco à La Réunion.  Photo : Alain Foulon
 


Dans sa nouvelle concession de Ravine-à-Marquet, Bamytrucks, représentant DAF et Iveco à La Réunion, prévoit trois bornes de 22 kW en plus des bornes 7 kW déjà installées. Cela conviendra aux petits véhicules utilitaires, mais on reste très loin de la puissance nécessaire à des véhicules plus importants. EDF craint de mettre son réseau sous tension. Les recharges rapides les plus puissantes en service actuellement dans l’île affichent une puissance de 50 kW et elles se comptent d’ailleurs sur les doigts de la main. Rien à voir avec les recharges de 350 kW qu’on peut trouver en Europe. 

De toute façon, pour les poids lourds, on parle de la fin des moteurs thermiques seulement pour 2040, avec des étapes intermédiaires. En attendant, les constructeurs sont déjà engagés dans la recherche d’énergies plus propres que le fioul. L’Italien Iveco fait appel au gaz naturel depuis de longues années, sous forme de gaz naturel comprimé (GNC) et de gaz naturel liquéfié (GNL) ; il est même le leader sur ce segment du marché des utilitaires. Mais à La Réunion, ce carburant n’est pas fourni. « Une station-service pouvant le fournir représente un investissement de 700 000 euros, explique Pascal Chane-Waï, directeur commercial de Bamytrucks. Et il en faudrait au moins quatre. » 

Iveco propose aussi des véhicules utilitaires légers électriques avec une autonomie de 200 km qui ne sont pas encore commercialisés à La Réunion. Et là encore se pose le problème de la puissance des recharges lorsque les déplacements sont importants. Même chose pour les utilitaires électriques de la gamme DAF qui propose aussi des hybrides aux entreprises recherchant plus d’autonomie. 

Les constructeurs exploitent plusieurs pistes à l’heure actuelle, dont celle des camions électriques dont les moteurs sont alimentés en électricité via des piles à hydrogène. « C’est pour que les conducteurs bénéficient à la fois du silence de fonctionnement, d’une autonomie proche de celle des modèles diesel et d’une rapidité de ravitaillement que les batteries n’offrent pas encore », souligne le site spécialisé www.automobile-propre.com. 

Quoi qu’il en soit, La Réunion est pour le moment en dehors du coup.

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