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Madagascar

Le pétrolier Jovenna se diversifie dans les énergies renouvelables

Benjamin Memmi, directeur général de Jovenna : « Notre ambition est de devenir un acteur majeur dans l’énergie avec la concrétisation de nos projets. » David Misael
Le leader de la distribution de produits pétroliers à Madagascar s’implique dans le solaire et l’hydroélectrique avec no-tamment un projet de 110 mégawatts à Volobe (Tamatave). Son directeur général, Benjamin Memmi, s’en explique…

L’Eco austral : Qu’est ce qui a poussé Jovenna à diversifier ses activités dans l’énergie ?
Benjamin Memmi
: L’énergie est apparue comme une priorité dans le développement du pays. Il y a deux ans, il y avait beaucoup de délestages à cause d’une défaillance des opérateurs car le coût de revient de l’énergie était trop élevé. Et l’on s’aperçoit aujourd’hui que peu de gens ont accès à l’énergie. Par rapport à tout cela, nous nous sommes dit que Jovenna avait un rôle à jouer en tant que partie d’Axian, un groupe présent dans les métiers structurants de l’économie malgache. La production d’énergie électrique se rapproche de notre métier historique qu’est la distribution de produits pétroliers. Et dans le thermique, nous avons pu proposer la solution la moins coûteuse avec la mise en place d’une centrale au fioul lourd. Par ailleurs, nous nous sommes également dit qu’il était naturel, quand on travaillait dans l’énergie, de rechercher ce qui fait sens à Madagascar. Travailler sur le long terme dans des projets d’énergies renouvelables et contribuer de manière effective à augmenter le taux d’accès et réduire le coût de production nous a alors semblé approprié. L’énergie solaire est intéressante dans la mesure où elle peut être un complément au thermique pour former une source hybride. De plus, la société nationale d’eau et d’électricité (Jirama) a lancé des appels d’offres concernant l’installation de sites hybrides dans plusieurs régions du pays. En toute logique, nous avons soumissionné pour ces projets.

Est-ce que Jovenna opère seule ou avec des partenaires ?
Cela dépend des projets, mais en général nous sélectionnons des partenaires qui sont des références dans leur domaine d’intervention. Pour l’hydroélectrique, nous travaillons avec Colas, sur la partie génie civil et travaux, et avec Tractebel comme bureau d’études pour bien définir nos besoins. Pour le solaire, il y a Green Yellow pour déterminer les bons choix techniques. Il y a cependant une direction Énergie au sein de notre entreprise, qui s’étoffera au fur et à mesure avec les projets et les entreprises qui leurs seront dédiées. Le projet Volobe, par exemple, va donner le jour à une société dans laquelle Jovenna sera actionnaire.

En tant que producteur d’énergie, quelles sont vos perspectives ?
2017 a été une année un peu charnière puisqu’elle a marqué la mise en service de nos premières centrales. Pour le projet Volobe, nous avons fini toutes les études techniques et avons réalisé un avant-projet simplifié avec un chiffrage précis. Cela veut dire que la partie technique est aboutie et que le niveau de risque est clairement identifié. Nous avançons maintenant sur le bouclage financier du projet, mais cela passe par la discussion avec l’État pour les contrats d’achat et de concession. Nous espérons une confirmation en 2018. Notre ambition est que Jovenna devienne un acteur majeur dans l’énergie avec la concrétisation de ses projets. Quand je dis concrétisation, je ne dis pas mise en service, mais l’assurance du bouclage du projet Volobe et la mise en place de services d’énergie solaire ou hybride puisqu’ils sont moins longs à installer. Tout cela se fera à travers la nouvelle image que Jovenna dévoilera avant la fin de l’année.

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