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Le prochain Google sera africain

1 déc 2016 | PAR La rédaction | N°315
Selon Toby Shapshak, rédacteur en chef et éditeur de « Stuff », dont le discours TED sur l’innovation en Afrique a été vu plus de 1,4 million de fois, pense que l’Afrique peut jouer un rôle dans le modèle numérique mondial. Stocklib
Si l’on en croit les observateurs les plus aguerris, l’Afrique numérique connaît aujourd’hui une croissance fulgurante, marquée par une démarche d’innovation par nécessité.

C’est parce les Africains, dont le nombre est estimé à plus de 1,2 milliard, doivent régler des problèmes pressants comme l’accès à l’énergie, qu’ils ont cette faculté à trouver des solutions innovantes. À la conférence sur la transformation numérique et l’émergence des start-up africaines qui ouvrait le forum NxSE, Samir Abdelkrim, fondateur et éditeur du blog « StartupBRICS », dédié à l’actu tech et aux start-up des pays émergents, a rappelé le contexte. « L’innovation est partout, pas que dans la Silicon Valley ! Même si la situation est très contrastée en fonction des pays et qu’il n’y a pas une mais plusieurs Afrique, il y a une impulsion, un engouement autour du numérique initié par les entrepreneurs. On voit apparaître de plus en plus de tech hub au Sénégal, au Nigéria, au Cameroun... Depuis deux ans environ, on constate un changement dans la mentalité des investisseurs étrangers qui développent un intérêt nouveau pour l’Afrique. La démocratisation de l’accès au savoir numérique progresse avec la création de nombreuses écoles numériques. Marck Zuckerberg (fondateur de Facebook) s’est rendu cet été à Lagos, au Nigéria, pour rencontrer des développeurs, des entrepreneurs et appréhender l’écosystème des start-up locales. Preuve que le potentiel africain est mondial… D’ailleurs, le prochain Google sera africain. »
 

Samir Abdelkrim, fondateur et éditeur du blog StartupBRICS : « Même si la situation est très contrastée en fonction des pays et qu’il n’y a pas une mais plusieurs Afrique, il y a une impulsion, un engouement autour du numérique initié par les entrepreneurs… » - Guillaume Foulon
Samir Abdelkrim, fondateur et éditeur du blog StartupBRICS : « Même si la situation est très contrastée en fonction des pays et qu’il n’y a pas une mais plusieurs Afrique, il y a une impulsion, un engouement autour du numérique initié par les entrepreneurs… » - Guillaume Foulon
 


Le sud-africain Toby Shapshak, rédacteur en chef et éditeur de « Stuff », dont le discours TED sur l’innovation en Afrique a été vu plus de 1,4 million de fois, pense que l’Afrique peut jouer un rôle dans le modèle numérique mondial. « 500 millions de personnes en Afrique ont un téléphone mobile et autant n’ont pas accès à l’électricité. Les Africains ont développé des capacités à résoudre leurs propres problèmes. C’est sans doute la forme la plus pure de l’innovation. » Parmi les exemples concrets, on peut citer M-Farm au Kenya et M-Farmerline au Ghana qui permettent aux agriculteurs de vérifier où ils peuvent obtenir le meilleur prix pour leurs produits, M-Pesa qui permet d’envoyer et de recevoir de l’argent mobile par SMS, un service devenu une référence mondiale, MPedigree, une application intelligente créée au Ghana pour vérifier par SMS si les médicaments sont référencés et ne sont pas périmés…  

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Le prochain Google sera africain

C’est parce les Africains, dont le nombre est estimé à plus de 1,2 milliard, doivent régler des problèmes pressants comme l’accès à l’énergie, qu’ils ont cette faculté à trouver des solutions innovantes. À la conférence sur la transformation numérique et l’émergence des start-up africaines qui ouvrait le forum NxSE, Samir Abdelkrim, fondateur et éditeur du blog « StartupBR...