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Le projet sucrier de Vidzar à Nosy be prend forme

4 nov 2015 | PAR Njaratiana Rakotoniaina
Le projet de relance porte sur le volet industriel mais aussi agricole. Dans ce cadre, une école sera créée à Nosy be pour assurer la formation agricole. Et pour que le projet soit plus développé qu'auparavant, les activités et la gestion de la SASM seront entièrement indépendantes de celles de la Sirama. - PRM
La sucrerie de Dzamandzar, en cours de réhabilitation, sera opérationnelle dans un an. Une fois en marche, elle compte produire à terme 100  000 tonnes de sucre et employer près de 15  000 personnes.

Le projet de reprise des unités sucrières de la société d’État Sirama prend forme. Après la signature des accords entre celle-ci et la compagnie Vidzar, repreneur des usines de Brickaville et Nosy be, le processus de redémarrage a débuté. La relance des deux unités a abouti à la mise en place d’une joint venture entre les deux sociétés. Désormais, la société agricole et sucrière de Madagascar (SASM) sera la nouvelle plateforme d’exploitation. 70 % du capital sont détenus par Vidzar et 30 % par la Sirama. Les deux sites commencent à être remis en état après un arrêt de plus d’une dizaine d’année. 

Réhabilitation en marche

Les travaux de reconstruction et de rénovation à Nosy be ont été entamés depuis le mois de juillet. La sucrerie de Dzamandzar sera opérationnelle d’ici l’an prochain d’après les responsables de la SASM et de Vidzar. En effet, l’inventaire technique des infrastructures à réhabiliter a été effectué. Et malgré la dégradation des équipements suite à la cessation des activités en 2005, 70 % des pièces des machines sont encore récupérables car elles sont de bonnes marques. D’après Gérard Andriamihaja, directeur du développement industriel de Vidzar, certaines machines pourront être réparées à Madagascar mais d’autres nécessitent une expertise étrangère. Si l’unité de transformation ne devrait pas ainsi poser trop de problème, les matières premières constituent actuellement un souci assez important. Bien que la production ait déjà été lancée sur une partie des 2  250 hectares de plantation que compte l’unité de Nosy be, elle ne sera pas suffisante. Après la phase de lancement, l’usine espère produire annuellement 20  000 tonnes de sucre et 100  000 tonnes à partir de 2020. Pour palier à cette carence, les paysans dans la localité ont ainsi été incités à reprendre la culture de canne. 

Grande portée économique

Pour assurer l’effectivité de Dzamandzar, plusieurs centaines de millions d’euros vont être investis car le projet revêt une importance cruciale pour l’économie de la région. Grâce à ce partenariat public-privé, la population pourra retrouver les emplois qu’elle a perdus en 2004. Tous les employés mis au chômage technique dans les deux usines seront, en effet, réembauchés. Une évaluation de leur compétence est d’ailleurs déjà en cours. Pour Nosy be en particulier, pas moins de 80 employés ont déjà retrouvé leurs places avec les débuts des travaux. 
À terme, la SASM y emploiera 5 000 travailleurs permanents. Et avec les saisonniers, l’effectif total devrait atteindre les 15  000. 

Selon Franck Fohine (en bas à gauche sur la photo), Pdg de Vidzar, « nous voulons améliorer la valeur et la qualité du made in Madagascar pour la satisfaction des besoins locaux et l’exportation, notamment vers l’Europe ». - PRM
Selon Franck Fohine (en bas à gauche sur la photo), Pdg de Vidzar, « nous voulons améliorer la valeur et la qualité du made in Madagascar pour la satisfaction des besoins locaux et l’exportation, notamment vers l’Europe ». - PRM

Par ailleurs, la reprise des activités constitue un nouvel espoir pour la filière sucre malgache.
Avec cette industrie du sucre, il a souligné que le développement de la production d’énergie et d’autres produits dérivés suivra également.
 

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