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Madagascar

Le secteur privé suspend le dialogue avec l’État

De gauche à droite : André Beaumont, président de la Chambre de commerce et d'industrie France-Madagascar (CCIFM), Marius Rabibisoa, président du Groupement professionnel des commissionnaires agréés en douanes (GPCAD), Fredy Rajaonera, président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Noro Andriamamonjiarison, président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Charles Giblain, président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) et Olivier Ribot, directeur général de Lexel. Njaratiana Rakotoniaina

« Le GEM (Groupement des entreprises de Madagascar – Ndlr) et ses membres vont suspendre leur participation au dialogue public-privé », a annoncé le 5 février la présidente du GEM, Noro Andriamamonjiarison. En cause le manque de concertation de la part des autorités. Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase porte sur l’ACD (Advance Cargo Declaration) d’un montant de 77 euros réclamés aux armateurs sur chaque conteneur plein et véhicule débarqué ou embarqué. Une « taxe » qui vise à mettre en conformité les ports malgaches avec les normes internationales de sécurité et de sûreté. L’ensemble du secteur privé juge cependant qu’elle est une source de charges supplémentaires pour les entreprises. En effet, même si ce sont les armateurs qui sont ponctionnés, ils ne manqueront pas de répercuter ce surcoût auprès de leurs clients. Le secteur privé malgache considère aussi la procédure comme illégale. Selon le principe de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), tout paiement de redevances par les opérateurs économiques doit avoir une contrepartie en termes de services rendus. Or, la société béninoise ATPMS, en charge de la collecte de l’ACD, n’a à son actif aucun projet d’investissement. Sans compter que les textes ne sont pas clairs en parlant d’un paiement à l’international alors que les paiements doivent être effectués auprès de l’Agence portuaire maritime et fluviale. Le GEM et ses groupements revendiquent ainsi l’annulation de l’ACD et, dans ce cadre, vont saisir le Conseil d’État pour attaquer l’arrêté interministériel et les textes y afférents. 

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Le secteur privé suspend le dialogue avec l’État

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