Edito

Monde

LE SOMMET DE LA PENSÉE

6 mai 2014 | PAR Alain Foulon

Alors que nous parlions du conflit en Ukraine, un journaliste français me déclarait : « Je me sens plus proche d’un Norvégien que d’un Russkof. » J’avoue que cette ineptie m’a quelque peu abasourdi, surtout en pensant que c’était ce genre de type qui informait la population française, du moins celle qui lit encore la presse grand public. Peut-être apprendra-t-elle de sa plume que Dostoïevski était un auteur norvégien et que Soljenitsyne, après son exil, avait choisi de venir terminer sa vie… en Norvège, pays phare de la culture européenne. Je fus pris de l’envie d’envoyer notre scribouillard pêcher le hareng dans le grand nord norvégien, ce qui l’empêcherait de nuire… et de faire plaisir à nos amis américains. Car c’est bien ce qu’ils veulent : la rupture entre l’Europe de l’Ouest et la Russie. Notre journaliste pêcheur de hareng est sans doute déjà en train de défendre le traité de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne…

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Alors que nous parlions du conflit en Ukraine, un journaliste français me déclarait : « Je me sens plus proche d’un Norvégien que d’un Russkof. » J’avoue que cette ineptie m’a quelque peu abasourdi, surtout en pensant que c’était ce genre de type qui informait la population française, du moins celle qui lit encore la presse grand public. Peut-être apprendra-t-elle de sa plume ...