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Le succès de Sumup dans la FinTech

1 nov 2018 | PAR Ignace de Witte | N°334
Anaïs Sery, représentante à La Réunion de Sumup, une pépite de la FinTech. Avec un smartphone et un terminal Sumup, on peut accepter les paiements par carte. Ignace de Witte
La clé est de répondre à un besoin. Par exemple, la carte bancaire Nickel a été conçue pour répondre aux besoins des IB (Interdits bancaires) et a rencontré un immense succès commercial, au point d’avoir été rachetée par BNP Paribas. Aujourd’hui, c’est le terminal de paiement Sumup qui répond aux besoins des TPE et PME et qui se transforme en « success story ».

L’histoire est belle. Tout est parti d’une société de vidange à La Réunion : les chauffeurs sont habiles avec leurs tuyaux mais pas à l’aise avec les chèques et n’aiment pas trop manipuler des espèces qui ne leur appartiennent pas. La solution a consisté à les équiper d’un terminal de paiement par carte bancaire. Le choix s’est porté sur celui proposé par Sumup, une pépite de la FinTech, dont Anaïs Sery est la représente locale. Elle a même eu la chance de pouvoir participer avec les équipes de développement à l’amélioration des process et du produit.

Des démarches ultra rapides

Les terminaux Sumup se vendent comme des petits pains, ce qui ne veut pas dire qu’ils se vendent tout seuls et qu’Anaïs reste les bras croisés. « Le credo de Sumup est de rendre accessible le paiement par carte bancaire pour les TPE et PME où que vous soyez. C’est dans cet esprit que je me suis rendue à Mafate avec mon sac à dos pour rencontrer les gîteurs et leur proposer le terminal SumUp. » Eux non plus n’aiment pas les chèques et ne veulent pas garder trop d’espèces chez eux, pour des raisons de sécurité, et Sumpup répond parfaitement à ces critères.
C’est également un choix économique : il faut acheter le terminal (pas de location), mais après, il n’y a ni frais fixe ni abonnement ni engagement. Si le professionnel encaisse zéro, il a zéro frais. S’il facture (montant minimum : 1 euro), Sumup prélève 1,75 % sur la transaction acceptée et l’argent est versé sur son compte pro sous trois à cinq jours ouvrés. Bien sûr, pour que le terminal fonctionne, il lui faut une base technique, en l’occurrence un smartphone ou une tablette, où on installe l’appli, et il faut une connexion internet 3G, 4G ou Wifi, qui n’est pas inclue dans l’offre. Le terminal Sumup accepte les cartes bancaires Visa, Mastercard, American Express et presque toute les cartes prépayées puisqu’elles sont le plus souvent émises par Mastercard. Le paiement se fait « sans contact » ou  plus classiquement par lecture de la puce + code secret. 
Le terminal s’adresse à tous les professionnels mais Sumup étant une entité financière régulée, certaines professions sensibles ne peuvent bénéficier de ses services, comme par exemple les organisations politiques, les médiums, voyantes, services d’escorte, ventes de véhicules d’occasion, etc. (liste complète sur www.sumup.re).
Selon Anaïs Sery, la réussite des entreprises de la FinTech tient à leur volonté d’aider ceux qui jusqu’alors n’étaient pas une cible pour les institutions financières traditionnelles établies depuis des décennies. « Grâce à Sumup et aux acteurs de la FinTech, il y a aujourd’hui une disruption qui s’appuient sur les nouvelles technologies pour proposer de nouveaux services rapides, faciles d’utilisation avec un service client de qualité. Les démarches se font en ligne, en quelques jours, contre des mois au préalable. »

Qu’est-ce que la FinTech ?
FinTech désigne aussi bien l’univers de l’innovation technologique applicable aux services financiers et bancaires que les entreprises qui opèrent dans ce secteur. Leur champ d’action s’étend du financement alternatif des entreprises jusqu’au paiement en ligne, en passant par la gestion d’épargne, le prêt, les agrégateurs de comptes bancaires, etc. Leur but : offrir aux clients des services de meilleure qualité et moins coûteux. Les FinTech ont donc une approche disruptive de l’univers de la banque, de la finance et de l’assurance. 
Quelques exemples d’applications : 
Crowdfunding (don) : Ulule, KissKissBankBank, Sponsorise.me
Crowdlending (prêt) : Pretup, credit.fr
Crowdlending equity (actionnariat) : WiSEED, Anaxago, SmartAngels l
Néobanque : Soon, N26, Compte Nickel
Moyen de paiement : PayPal, Morning, PayTop
Gestion de patrimoine : Yomoni, Advize, Fundshop
Source : /www.banques-en-ligne.f
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